VNI. L’extraordinaire découverte – le livre de Jean-Pierre Petit et Jean-Claude Bourret

Très bon article de synthèse (quoique un peu long) du livre en librairie ci-dessus d'Alain MOREAU responsable du site http://www.mondenouveau.fr

 

Dans les années 1970, Jean-Claude Bourret avait fait état des travaux de Jean-Pierre Petit, dans le livre publié par le journaliste de TF1 sous le titre « Le nouveau défi des OVNI ». Une quarantaine d’années après, est paru en 2017, aux éditions Guy Trédaniel, un livre écrit en collaboration, sous la forme d’une interview du journaliste : « OVNI. L’extraordinaire découverte ».

 

Le phénomène OVNI constitue le centre de gravité des recherches de l’ancien directeur de recherches au CNRS. Dès le milieu des années 1970, Jean-Pierre Petit avait publié des travaux montrant la faisabilité du vol supersonique sans ondes de choc ni turbulences, c’est-à-dire sans bruit. Il évoque maintenant la faisabilité des voyages interstellaires.

 

 

1. Le parcours de Jean-Pierre Petit :

 

Jean-Pierre Petit (son père, qui a combattu pendant la guerre d’Espagne dans le camp franquiste, s’appelait Lévy) a été, pendant quelques années, enseignant au Département de philosophie de la Faculté des Lettres d’Aix-en-Provence, son unité de valeur s’intitulant « sciences exactes ».

 

« Savanturier », il a inventé la BD scientifique, il s’est intéressé à l’égyptologie (il croit avoir percé les secrets des navires égyptiens de l’Ancien Empire égyptien).

Il s’est mis aux mathématiques.

Il a planché sur « The Mathematical Theory of Non-Uniform Gases », un traité évoquant un espace à sept dimensions, l’équation de Boltzmann et « l’algèbre des dyadiques » (une branche des mathématiques), formes particulières des

« tenseurs ».

Ce type de codage permet de compacter les équations…

 

Alors qu’il travaillait au CNRS, Jean-Pierre Petit a envoyé un article à publier dans ce qui s’appelait alors « Le Journal de mécanique » (devenu « The European Journal of Mechanics »).

 

Si l’article (dont le contenu représentait une part importante de la thèse de doctorat de l’auteur) a été refusé, des Russes ont été intéressés par ce travail, le professeur Luikov ayant dit à Jean-Pierre Petit que ce dernier avait résolu un problème sur lequel lui et ses collaborateurs avaient buté pendant de nombreuses années. La traductrice lui a dit que le professeur Luikov, qui dirigeait une revue scientifique, serait très honoré de publier ce travail en Union soviétique. L’article a été traduit en langue russe, puis il a été publié dans une revue américaine.

Finalement, Jean-Pierre Petit est passé chargé de recherche au CNRS.

 

Il a réussi à convaincre du bien-fondé de ses idées (en prétextant que « Paris-Match » allait venir l’interviewer) un Directeur Général (Papon) du CNRS, le directeur l’ayant mis en contact avec son adjoint (Michel Combarnous). Ce dernier octroya une bourse à Lebrun (l’étudiant de Petit) et il leur donna de quoi acheter un des premiers ordinateurs Macintosh, avec lequel ils ont entrepris de montrer, par le calcul, qu’on pouvait annihiler des ondes de choc avec la MHD (magnétohydrodynamique).

 

Ils y sont parvenus. Pour parvenir à ce résultat, plusieurs Macintosh ont été utilisés – avec ceux de copains de Lebrun -, Lebrun ayant fait, sur sa machine, la synthèse des calculs effectués par ceux-ci. Mais, suite au changement de Président de la République (avec l’élection de Mitterrand), le directeur général du CNRS et son entourage ont aussi été changés, et il s’est avéré que le remplaçant de Combarnous était un farouche opposant à la démarche que Petit essayait de suivre.

Ce dernier a été éjecté du projet (concernant une soufflerie à rafale chaude et des condensateurs), l’armée s’étant intéressée au sujet. Deux ans après, les tuyères ont explosé…

 

Lebrun avait soutenu sa thèse, mais on a fait comprendre à Petit que comme Lebrun avait travaillé sur un sujet lié aux OVNIs, il serait vain qu’il essaye de trouver une place dans un laboratoire. Lebrun a monté sa propre entreprise où il simulait les phénomènes de combustion dans les cylindres des moteurs.

 

La direction du CNRS a pris la décision d’exclure Jean-Pierre Petit de son laboratoire.

 

Mais le chercheur s’était replié sur la cosmologie, deux articles ayant alors été publiés, deux articles où il a introduit le concept d’univers à vitesse de la lumière variable.

 

On l’a alors réintégré. Il a abandonné la MHD et il s’est mis à travailler étroitement avec le mathématicien Jean-Marie Souriau, lequel a entrepris de lui enseigner quelques bribes de géométrie.

 

Jean-Marie Souriau a dit à Jean-Pierre Petit qu’il allait chercher ses trouvailles mathématiques dans ses rêves, la nuit, « comme tous les mathématiciens »…

 

Il pensait que quand on rêve, on est vraiment ailleurs, dans un autre contexte géométrique qu’il avait commencé à construire. En somme, dit Jean-Pierre Petit, il bâtissait l’ébauche d’une métaphysique théorique, « en particulier pour tenter d’expliquer les phénomènes paranormaux qui ont de tout temps peuplé sa vie ».

 

C’est dans les écrits de mathématiques de Jean-Marie Souriau que Jean-Pierre Petit a trouvé son théorème de 1972 où il montre qu’inverser le temps équivaut à inverser l’énergie et la masse.

 

L’Académie des sciences de Paris a refusé de publier le travail de Jean-Marie Souriau relatif à l’importance du nombre d’or en astronomie.

Les orbites planétaires se distribuent selon une loi qui correspond à la résonance minimale, établie par Souriau, qu’il a appelé la loi Dorée. Les planètes créent des marées (de l’ordre du centimètre) à la surface du Soleil, ce qui modifie la géométrie du champ gravitationnel créé par le Soleil. C’est ainsi que les planètes interagissent, modifient mutuellement leurs orbites. Ce phénomène aura lieu jusqu’à ce que la résonance entre ces orbites devienne nulle, « c’est-à-dire, dans le cas de deux planètes, lorsque le rapport de leurs périodes de rotation autour de l’étoile devient le nombre d’or, c’est-à-dire 1,6180339 ».

 

Jérôme Souriau, le fils de Jean-Marie Souriau, a cosigné avec Jean-Pierre Petit un article de mathématiques à l’Académie des sciences de Paris. Alors qu’il était professeur de sculpture à l’école des Beaux-arts d’Aix-en-Provence, Jean-Pierre Petit avait fait des recherches sur un objet mathématique appelé la surface de Boy.

 

C’est là qu’il a découvert une façon de « cartographier » cette surface à l’aide d’une famille d’ellipses, ce qui a permis ensuite à son ami Apéry de produire la première équation implicite – du type f (x, y, z) = 0 – décrivant la surface.

 

Jean-Pierre Petit a aussi contribué à la théorie du « retournement de la sphère » et il a inventé un « retournement du tore »…

 

Au cours de sa carrière au CNRS, il a eu pendant une année, comme directeur de recherche, un polytechnicien (par ailleurs un « anti-ovni » virulent qu’Hubert Curien avait intégré dans le conseil scientifique du GEPAN) qui, lors des assises annuelles de la commission dont Jean-Pierre Petit dépendait, déclara, à propos du dossier de ce dernier, qu’il n’y avait là « que du vent ».

 

Jean-Pierre Petit voulut alors lui tendre un piège.

 

A l’époque, il avait travaillé avec un géomètre (par ailleurs aveugle) sur le thème du retournement d’une sphère, recto-verso. L’année suivante, il envoya son rapport d’activité au CNRS, et ce fut le tollé, un membre disant par exemple que Jean-Pierre Petit confondait recherche scientifique et bande dessinée.

 

« Et en plus, il prétend que ce sont des maths ! »

 

Finalement, les membres de la commission décidèrent de rencontrer le mathématicien américain Anthony Phillips, l’auteur de la première version de cette transformation, lequel, dès qu’il vit les dessins, déclara qu’il y avait jusque là deux types au monde capables de faire ce genre de travail et qu’ils avaient le troisième.

 

Jean-Pierre Petit a apporté au fils Souriau une maquette de fil de fer d’une surface de Boy, d’une cinquantaine de centimètres de diamètre, et il a demandé au mathématicien s’il voulait faire un petit travail pour cosigner avec lui une publication de maths.

 

Le travail consistait à faire des mesures sur la maquette avec un double décimètre, puis à mettre cela en équations empiriques. Cela a marché et ils ont eu une publication de maths pures à l’Académie des sciences de Paris.

 

Selon Jean-Marie Souriau, quand on meurt, notre flèche du temps tournerait de 90° et on se mettrait alors à vivre dans un temps « perpendiculaire au temps de la vie », et ce serait pour cela qu’on aurait tellement de mal à communiquer avec les morts, et vice-versa.

 

Par contre, il est connu que, lorsque des gens sont soudain très près de la mort, ils ont l’impression de voir tous les événements de leur vie défiler sous leurs yeux à toute vitesse. Jean-Marie Souriau pensait, à ce propos, que c’était « à cause du début de la rotation de leurs flèches du temps ».

 

Jean-Pierre Petit a aussi pu travailler avec le mathématicien André Lichnerowicz, et il a essayé de travailler avec un jeune surdoué en maths (issu de Normale supérieure) qui avait des connaissances cyclopéennes en mathématiques, mais qui était réfractaire au reste. Pendant cinq ans, il a été impossible d’amener ce jeune mathématicien à faire un pas en dehors du connu, du reconnu, du bien balisé.

Puis un jour, il vit, avec sa mère et un ami, un OVNI, ce qui l’a complètement déstabilisé. Jean-Pierre Petit ne l’a plus revu.

 

Jean-Pierre Petit avait démarché pour essayer de présenter ses travaux en séminaire à l’Institut d’astrophysique de Paris. Au téléphone, le directeur de l’époque lui a dit qu’il ne pouvait être admis en séminaire car il avait écrit un livre sur les OVNIs.

Jean-Marie Souriau ayant téléphoné, l’individu a demandé une lettre « pour être couvert ». Jean-Pierre Petit a alors pu parler là-bas. A la fin de l’exposé, le directeur a demandé si quelqu’un avait des questions, et, pour toute réponse, la salle s’est vidée.

 

En juillet 2014, le CNES a organisé une sorte de workshop OVNI où l’association UFO-science n’a pas été conviée.

 

Jean-Pierre Petit a été ensuite en contact avec un astronaute (il ne cite pas le nom, mais il s’agit du spationaute Jean-François Clervoy) qui, « dans des émissions de télévision, tient le rôle de l’homme ouvert à cette hypothèse extraterrestre ».

 

Membre d’une « commission sigma » émanant du CNES (censée définir les orientations du GEIPAN), le spationaute a dit que le président de cette commission ne désirait pas admettre, pour le moment, de nouveaux membres.

Jean-Pierre Petit ayant proposé au spationaute polytechnicien de le recevoir chez lui pendant plusieurs jours pour lui expliquer ce qu’il avait pu tirer, au plan scientifique, de l’étude du dossier OVNI, il n’a pas donné suite.

 

En 1977, le GEPAN a été créé au sein du CNES, Hubert Curien, alors directeur du CNES, ayant doté ce service d’un conseil scientifique de sept membres. Mais comme Jean-Pierre Petit privilégiait « l’hypothèse extraterrestre », il ne fut pas accepté, le minimum requis étant une prise de distance minimale.

 

Ses travaux figurent sur le site de mise en ligne ResearchGate.

 

Dès 1975, il avait comme projet de recherche la réalisation d’un dessin animé sur le « retournement de la sphère ». Il y eut, en 1978, le premier logiciel de conception assistée par ordinateur, au temps où il avait fondé et dirigé le premier département de micro-informatique à la Faculté des Lettres d’Aix.

 

Il suggérait que ce logiciel pourrait servir à créer des images de synthèse dans différents domaines, dont la chimie et l’architecture. Il avait conçu un système permettant de voir et de dessiner dans l’espace. L’Apple II pouvait afficher en alternance deux images se succédant à quelques dixièmes de seconde d’intervalle, ce qui permettait de mettre sur un écran en alternance les visions « œil droit » et « œil gauche ».

 

Si on synchronisait avec des lunettes « où l’occultation était opérée par des cristaux liquides, qui venaient d’apparaître sur le marché, on pouvait voir en relief sur l’écran ». Ceci a fini par exister beaucoup plus tard. Pour dessiner en 3 D, il suffisait de regarder à travers un système optique comportant deux miroirs semi-transparents, disposés à 45°, et, en disposant deux écrans sur les côtés, présentant les images « œil droit » et « œil gauche », l’utilisateur pouvait voir à la fois sa main, porteuse d’un stylet, et un point lumineux « flottant dans l’espace », collé à la pointe de ce stylo. Quand on « faisait sortir l’encre », le tracé semblait s’inscrire dans l’espace.

 

Parmi les autres choses que Jean-Pierre Petit a inventées et qui ont fini par exister, il y a les calculateurs de décompression pour les plongeurs (qui plongent maintenant avec un « ordinateur » au poignet), d’autres choses, comme la machine « à dessiner dans l’espace », n’existant pas encore.

 

Il a présenté au musée de la Villette Pangraphe sur Apple II, en montrant qu’un enfant de dix ans pouvait créer, en utilisant ce logiciel, une station spatiale, un avion futuriste, un bâtiment, un temple grec… Il avait suggéré que le musée offre un Apple chaque mois, au jeune gagnant d’un concours de création 3D. Mais rien ne fut fait. Parmi les autres idées proposées, il y a celle d’un ascenseur de forme cylindrique avec deux boutons, l’un d’eux emmenant dans un sous-sol. La porte ouverte, on prend place sur une promenade circulaire entourant le cylindre contenant la cage de l’ascenseur. On voit alors une fontaine où l’eau remonte, etc. Quand le visiteur emprunte l’ascenseur, ce dernier se voit imprimer un très léger mouvement de rotation. Lorsque le passager prend place dans la passerelle circulaire, il est face à un décor qu’il croit fixe, alors qu’il est soumis à la force centrifuge.

 

A la fin des années 1970, Jean-Pierre Petit a doté un Appel II d’une carte d’extension mémoire multipliant par huit celle du micro (48 K à l’époque), ce qui permettait d’y stocker 36 images (de 8 K chacune). On pouvait les enchaîner à l’écran et les présenter à l’aide d’une molette, ce qui donnait une animation permettant par exemple de faire le tour d’un village avec quelques bâtiments, une église. Jean-Pierre Petit étant passé à TF1 pour montrer cela, un individu lui téléphona pour lui dire que le directeur général du CNRS lui avait demandé de prendre contact avec lui, cette personne ayant été chargée de créer au CNRS une unité de micro-informatique. Jean-Pierre Petit lui a alors envoyé la disquette avec le logiciel. Mais il n’y eut pas de suite. Un jour, Alain Madelin, alors ministre de la Recherche et de l’Industrie, invita au ministère la douzaine de pionniers de la micro-informatique, dont Jean-Pierre Petit qui fit en vain une démonstration de son logiciel Screen.

 

Lorsqu’il était au CNRS, Jean-Pierre Petit put parcourir un dossier le concernant. Il est tombé sur un échange de courriers entre la direction générale et un expert nord-américain en mécanique des fluides, à qui on avait demandé son avis concernant les diverses activités de Jean-Pierre Petit.

 

Après avoir noté la grande variété de domaines abordés, cet expert écrivit qu’il ne voyait aucune bizarrerie dans tout cela : « Ce type me paraît avoir toute sa tête. »

 

Jean-Pierre Petit est l’auteur de nombreux albums de BD scientifique, comme Le Topologicon.

 

C’est après avoir donné des cours de sciences à des littéraires, à des étudiants de philosophie, qu’il s’est demandé, devant la difficulté éprouvée par ces étudiants, comment il pourrait réaliser cet enseignement sans le formalisme mathématique. Lors du premier cours, il avait voulu expliquer comment l’Allemand Bessel avait réussi, au dix-neuvième siècle, à mesurer la première distance nous séparant d’une étoile. La semaine suivante, il était revenu avec un montage articulé fait avec des planches de parquet, des clous et de la ficelle…

 

En 1986, après avoir bataillé dix ans dans la MHD, Jean-Pierre Petit se recycla en cosmologie.

 

Depuis 1975, il exploitait le contenu scientifique de rapports censés être d’origine extraterrestre (le dossier Ummo) et reçus par des Espagnols, ce qu’il révéla en 1991 dans un livre (« Enquête sur des extraterrestres qui sont déjà parmi nous », Albin Michel) qui eut un fort retentissement. Il créa son site Internet (www.jp-petit.org) et il publia en parallèle, sur un autre site, la version bande dessinée de ses travaux. Mais aucun scientifique ne l’a contacté.

 

En 2007, il a créé une association : UFO-science.

 

Il a financé des recherches en publiant un livre à compte d’auteur, le bénéfice des ventes allant dans les caisses de l’association. Grâce à l’argent récolté, en plus de dons, les membres de l’association ont monté quelques expériences réussies dont les résultats ont été présentés dans des colloques internationaux. C’est dans un simple garage qu’avaient été réalisées des expériences de physique des plasmas et de MHD.

 

Mais la seule fois où une équipe de télévision s’est déplacée, « la journaliste nous a pris pour des inventeurs du concours Lépine et son caméraman a filmé n’importe quoi ». Il y eut un écho nul. Entre-temps, dans le cadre des activités d’UFO-science, les membres ont reconstitué les analyses que le professeur Bounias avait réalisées lors du célèbre cas de Trans-en-Provence en 1981.

 

Ils ont montré qu’on pourrait détecter la trace thermique laissée dans le sol par un OVNI, des jours après le contact.

 

Ils ont aussi exploré la possibilité d’enregistrer un spectre d’OVNI à l’aide d’un système optique simple et bon marché, adaptable sur les objectifs de téléphones portables. L’association a diffusé à ses frais quelques centaines de ces dispositifs. Mais, là aussi, l’écho médiatique a été nul.

2. La Z-machine :

 

La participation aux colloques a permis à Jean-Pierre Petit de discuter avec des chercheurs sur un thème qui l’intéressait, la Z-Machine.

 

Il a rencontré Smirnov (responsable de la fusion à l’Institut Kurtchatov), ainsi que Malcolm Haines (qui décéda d’un cancer peu d’années après), ce dernier ayant été le premier à décoder les résultats obtenus à Sandia par Gerold Yonas.

 

Dans les années 1970, ce dernier avait construit, à Sandia, la première Z-machine, une machine ayant la forme d’un camembert de trente mètres de diamètre, pouvant « envoyer » 15 millions d’ampères en cent microsecondes.

 

En 1976, Gerold Yonas essayait de réaliser la fusion par faisceaux d’électrons, et il a ensuite utilisé cette source de courant pour alimenter un compresseur MHD constitué de fils d’acier de la taille d’un cheveu où il passait 70 000 ampères dans chaque fil.

 

Quand on fait passer du courant dans ces fils, ils tendent à se rassembler selon l’axe, mais les instabilités de plasma font échouer l’expérience. En suivant une suggestion de Smirnov, Yonas a remplacé le cylindre par 240 fils très fins. Gerold Yonas visait quelques millions de degrés en comprimant une cible constituée d’un cylindre de polystyrène logé sur l’axe du système.

 

La cible aurait alors émis des rayons X , une source d’énergie qu’il comptait utiliser pour tester la résistance de têtes nucléaires vis-à-vis d’armes antimissiles.

 

Les 240 fils donnèrent un cordon de plasma du diamètre d’une mine de crayon, la température de celui-ci ayant été portée (d’après les mesures effectuées) à plus de deux milliards de degrés… Il s’agissait d’une instabilité du plasma qui donnait un

« effet Joule anormal ». Malcolm Haines a montré qu’il se formait, par instabilité MHD, des paquets d’ions permettant à l’interaction entre électrons et ions de se produire, donc à l’effet Joule de chauffer efficacement le plasma. En 2012, Jean-Pierre Petit a assisté à Biarritz à un colloque où Malcolm Haines (décédé peu après) était présent.

 

En 1976, la rédaction de « Science et Vie » a envoyé Jean-Pierre Petit faire aux Etats-Unis le périple de son choix, à l’occasion du bicentenaire de la révolution américaine. Il pouvait visiter les labos de son choix, et il a choisi Livermore (Californie) et Sandia (Nouveau-Mexique). Lorsqu’il est arrivé à Livermore, Alsthröm était devenu le patron du projet de fusion par laser. Les lasers d’Alsthröm pouvaient délivrer un térawatt (un million de mégawatts). Lorsqu’il est revenu en France, Jean-Pierre Petit a rédigé un article à ce propos. A l’époque, les Français ne connaissaient que des lasers à gaz carbonique qui pouvaient délivrer deux mégawatts. Mais la rédaction de « Science et Vie » n’a pas cru à ce qu’il rapportait, les membres de la rédaction ayant consulté les gens du Commissariat à l’énergie atomique qui ont dit : « Ce type est fou ! » L’article n’a pas été publié.

 

A Sandia, Gerold Yonas avait construit son installation ayant la forme d’un camembert, avec, en périphérie, une batterie de canons à électrons, lesquels focalisaient leur tir sur une cible centrale. Gerold Yonas espérait obtenir la fusion.

 

Alsthröm avait parié sur la brièveté des tirs, alors que Gerold Yonas comptait sur l’énorme quantité d’énergie qu’il stockait dans des condensateurs. Mais cela n’a pas marché, ni à Livermore, ni à Sandia. Il y a eu une course vers l’accroissement du nombre des lasers, ce qui a finalement donné le NIF (National Ignition Facility), avec 192 lasers d’un terawatt chacun. Les Français ont lancé le projet Mégajoule, à Bordeaux, avec 172 lasers. Ces projets (NIF, Mégajoule) avaient des orientations exclusivement militaires.

 

Aux Etats-Unis, le maître à penser du projet NIF était John Lindl, le projet ayant été recentré sur des prédictions fournies par des simulations effectuées sur de puissants ordinateurs, le tout ayant coûté 5 milliards de dollars. Le résultat ne s’est pas conformé aux prévisions issues de simulations numériques. Le but unique du programme NIF, comme de Mégajoule, était de créer des mini-bombes à hydrogène. L’armée a monté un projet Centurion Halite consistant à placer des petites billes de mélange deutérium-tritium à l’état liquide à des distances croissantes d’une bombe A, lors d’une expérience nucléaire souterraine. On envoie le rayonnement des lasers au néodyne sur une petite boîte en or qui réémet en rayons X. Le but de Centurion Halite était de déterminer la quantité d’énergie nécessaire pour provoquer la fusion de la petite bille centrale de 2 millimètres de diamètre.

 

Une conceptrice d’armes américaine, impliquée dans le projet Centurion Halite, a par mégarde révélé à un ingénieur français que la valeur minimale de l’énergie à laquelle ils arrivaient était de dix mégajoules. Mais la campagne d’essais effectuée en 2012 faite par John Lindl (avec, comme cible d’hydrogène, une couche d’hydrogène à l’état solide déposée à l’intérieur d’une toute petite coque creuse) s’est avérée être un échec, et les responsables du projet NIF (dont Ed Moses) ont été virés, et John Lindl a pris sa retraite. Alors qu’en France, on continue les projets Mégajoule et ITER.

 

L’expérience américaine NIF, de fusion par laser, où on mettait en jeu 192 lasers d’un térawatt chacun, a donc été un échec cuisant, l’expérience ayant montré que l’énergie apportée par ces lasers était cinquante fois trop faible. La seule façon de « sauver » ce projet est de présenter cette installation comme un simple outil de recherche sur la façon dont se comportent les matériaux sous l’effet d’un fort flux de rayons X. Le projet Mégajoule, dit Jean-Pierre Petit, prend déjà le même chemin, et cela vaut pour ITER. Avant que ne démarre le projet ITER, quelques rares voix s’étaient élevées pour dire que cela finirait mal, à cause des instabilités, mais on les a fait taire, comme cela a été le cas d’un ami (spécialiste des plasmas de fusion) de Jean-Pierre Petit, qui s’est retrouvé sans matériel, sans collaborateurs et sans crédits. L’ordinateur devient inopérant dans un espace à sept dimensions, la puissance de calcul à mettre en œuvre croissant exponentiellement en fonction du nombre de dimensions. Pour pouvoir aborder un problème de plasma, qui se situe dans l’espace de Boltzmann, avec une dimension sept, la puissance de calcul est telle qu’aucun ordinateur n’est capable de le faire.

 

En 2006 fut publié, dans la revue « Physical Review D », un article de Malcolm Haines intitulé « Plus de deux milliards de degrés ». Des scientifiques mirent en doute ce résultat d’une expérience menée en 2005 au laboratoire de Gerold Yonas à Sandia (Nouveau-Mexique). En analysant ce résultat, Malcolm Haines a conclu qu’une température de plus de deux milliards de degrés avait été obtenue, plus de dix fois supérieure à la température atteinte dans les machines à fusion tokamak. Des spécialistes français de la fusion contrôlée, par ailleurs enseignants à l’Ecole polytechnique, avaient mis en doute ce résultat car ils n’avaient pas compris les mécanismes sous-tendant cette nouvelle physique des plasmas.

 

On connaissait deux types de plasmas (un plasma étant un mélange d’électrons et d’ions). Il y a d’abord les plasmas de fusion (comme ceux des tokamaks, où on est arrivé à créer 150 millions de degrés). Dans ces plasmas, la température des électrons et celle des ions sont égales. Dans le deuxième type de plasma, la température électronique est plus élevée que celle des ions, comme c’est le cas dans un tube fluorescent. Dans ce dernier cas, le gaz d’électrons ne parvient pas à transmettre sa chaleur, les électrons étant trop légers, ce qui explique qu’on ne se brûle pas quand on met la main sur ces tubes.

 

L’expérience de la Z-machine a créé un troisième type de plasma, où le gaz d’ions est plus chaud que le gaz d’électrons. Jean-Pierre Petit a expliqué cela dans un article. Lors d’une réunion regroupant les représentants des revues de vulgarisation scientifique françaises, le représentant de la revue « Pour la Science » a dit au rédacteur en chef de la revue à laquelle Jean-Pierre Petit s’était adressé pour son article : « Pourquoi as-tu publié un article de Petit, tu sais bien que nous avons pour consigne de lui interdire nos colonnes. » Jean-Pierre Petit a été informé (par téléphone) de cela par le rédacteur en chef de la revue.

 

Jean-Pierre Petit évoque une émission de radio au cours de laquelle le général Gallois a qualifié de désinformation ses propos. Le général Gallois en était resté aux lasers de deux mégawatts, à gaz carbonique. Le général Gallois lui ayant demandé d’où il tenait ses informations, Jean-Pierre Petit désigna la revue (« Aviation Week and Space Technology ») que le général avait emmenée avec lui mais qu’il n’avait pas encore lue. Dans ce numéro, le rédacteur en chef (Robinson) évoquait les armes à énergie dirigée.

 

En 2000, Jean-Pierre Petit est revenu d’Angleterre en parlant de torpilles hypervéloces capables de croiser à des vitesses faramineuses, en expliquant que les torpilles à hélice, les seules dont disposaient les Français, étaient dépassées. Aujourd’hui, on a des photos de la torpille russe Sqwal, à poudre, qui peut atteindre 400 kilomètres à l’heure. 

 

3. Avions SR-71, Aurora :

 

Des journalistes aéronautiques doutent du fait que les Américains puissent disposer d’un avion espion hypersonique opérationnel.

 

L’un d’eux avait, lors de la sortie d’un livre de Jean-Pierre Petit, qualifié les dires de ce dernier de « délire technologique ».

 

Pourtant, on trouve, sur Internet, une rétrospective consacrée à l’avion espion SR-71. Des parties de cet appareil volant à Mach 3 étaient portées à des températures allant de 400 à 600°, et c’est pour cela qu’il était construit à 93% en titane. Il pouvait couvrir 5000 kilomètres sans ravitaillement en vol. Il a été utilisé pendant 25 ans partout dans le monde. Des myriades de microbilles d’acier dispersaient les ondes radar, ne donnant de lui qu’un écho flou. C’est en 1965 que cet avion a été mis en service.

 

Ce qu’on appelle « l’espace intermédiaire » inclut ce qui est trop haut pour les avions (au-dessus de 30 kilomètres d’altitude) – l’avion espion américain volait à 27 000 mètres, à Mach 3, le Concorde à 18 000 mètres, à Mach 2 – et ce qui est trop bas pour les satellites (en deçà de 250 kilomètres).

 

Au-dessus de 30 kilomètres d’altitude, c’est le domaine de l’hypersonique. La température d’arrêt, derrière l’onde de choc, croît avec le carré du nombre de Mach, et les matériaux ne permettent alors pas de dépasser des nombres de Mach supérieurs à 5.

 

La solution, c’est la MHD.

 

Un « ralentisseur MHD » ralentit progressivement la vitesse de l’air incident, en convertissant son énergie cinétique en électricité et non en chaleur (comme c’est le cas avec une onde de choc). Cet air peut alors alimenter un propulseur conventionnel, l’électricité étant utilisée pour créer des forces électromagnétiques afin de contrôler l’écoulement dans d’autres parties de l’appareil.

 

Quand des informations parviennent d’outre-Atlantique concernant des projets d’hypersonique, on ne parle pas de MHD.

 

Jean-Pierre Petit précise que la MHD est incontournable pour du Mach 10.

 

En conséquence, ce que l’on nous sert c’est de la désinformation : on nous présente comme des projets futuristes ce qui est déjà opérationnel depuis 1990.

 

En matière de MHD, le retard des militaires français est impossible à combler. A une telle altitude, les machines volantes hypersoniques et dotées de dispositifs MHD « rament alors dans des plasmas bitempératures, automatiquement sujets à l’instabilité de Vélikhov ». Les ingénieurs militaires sont perdus, confrontés à des problèmes « qui se jouent dans un espace à sept dimensions ».

 

Dans les expériences réalisées à Rochefort chez Jean-Christophe Doré, la pression a été précisément celle qui règne aux altitudes où évoluent les hypersoniques. 

 

4. La MHD :

 

Dès 1975, Jean-Pierre Petit est arrivé à la conclusion, contrairement au célèbre rapport Condon américain, que le sujet OVNI n’était pas dénué d’intérêt scientifique.

 

Dix ans plus tôt, il avait réalisé, à l’Institut de mécanique des fluides de Marseille, des expériences de conversion directe de l’énergie à l’aide de générateurs MHD. A l’Institut de mécanique des fluides, on utilisait une rafale gazeuse portée à une température de 10 000°, l’astuce étant d’utiliser une rafale de très courte durée (cinquante millionièmes de seconde), le gaz ”hyperbrûlant” n’ayant alors pas le temps d’endommager les parois en plexiglas et les électrodes en cuivre rouge. Avec une tuyère MHD grosse comme une canette de bière, on arrivait à produire 2 mégawatts électriques, ce qui se faisait en convertissant l’énergie cinétique du gaz d’essai qui arrivait à une vitesse de 2750 mètres à la seconde.

 

Ce faisant, on le ralentissait très fortement, « au point qu’il se formait une onde de choc à l’entrée de la tuyère à section constante », l’onde de choc étant créée par un champ de force électromagnétique.

 

Lorsqu’en 1975, Jean-Pierre Petit a commencé à s’intéresser activement au phénomène OVNI, il s’est souvenu de cela et s’est dit que si on peut créer des ondes de choc avec la MHD, alors on doit pouvoir, avec ces mêmes forces de Laplace, les empêcher de se former. Il a dirigé une thèse de doctorat d’Etat, celle de Bertrand Lebrun, sur ce sujet des écoulements supersoniques sans ondes de choc. Sur le plan expérimental, on s’est contenté de simulations hydrauliques et on a montré notamment qu’on pouvait annihiler la turbulence de sillage.

 

Ces recherches n’ont pas pu aboutir à cause de l’armée.

 

Les militaires voyaient, dans cette possibilité d’évolution supersonique sans onde de choc, la préfiguration d’un missile de croisière supersonique, alors que pour Jean-Pierre Petit c’était un OVNI.

Ils ne parlaient pas de la même chose.

Les militaires ont envisagé tout de suite de récupérer le savoir-faire de Jean-Pierre Petit pour gérer eux-mêmes ce savoir-faire. Un individu avait déclaré à l’astronome Pierre Guérin que tôt ou tard Jean-Pierre Petit devra être écarté des recherches…

 

En dix années, il y a eu trois tentatives de récupération qui ont échoué.

La MHD, c’est « quasiment un art » qui échappe aux ingénieurs militaires, fussent-ils polytechniciens.

Jean-Pierre Petit avait tout calculé et ses expériences ont toujours fonctionné au premier essai.

Les militaires ont fait des erreurs qu’il n’aurait pas faites, ils se sont trouvés coincés par des problèmes qu’il aurait pu résoudre en une journée. Il avait ouvert le champ de recherche vierge, celui d’une mécanique des fluides sans ondes de choc ni turbulence, et s’il n’avait pas été éjecté de ces recherches, elles auraient rapidement abouti…

 

Plus grande est l’altitude où on évolue, et plus élevée doit être la vitesse. A 18 000 mètres d’altitude, il faut évoluer en hypersonique. Avec un engin supersonique classique, la ”recompression” derrière l’onde de choc s’accompagne d’une élévation de température qui n’est pas compatible avec la tenue thermique des matériaux.

Il faut donc ralentir l’air qui déboule sur l’appareil, sans l’échauffer. Et pour cela, il faut utiliser la MHD.

L’air étant très raréfié à ces altitudes, on peut facilement le rendre conducteur de l’électricité.

 

C’est comme dans un tube fluorescent : si la pression n’était pas basse, le courant ne passerait pas. On peut envisager de faire travailler une partie amont d’un appareil comme un générateur MHD, en lui faisant produire de l’électricité, non de la chaleur.

 

En même temps, on ralentit ce gaz sans onde de choc et on le ”recomprime”, ce qui permet d’envoyer cet air ”recomprimé” et modérément échauffé dans un moteur plus conventionnel. Jean-Pierre Petit pense que c’est là le secret de l’engin mythique Aurora, le successeur du SR-71, de l’avion espion Blackbird. Aurora a une entrée d’air contrôlée par MHD.

 

Le CNRS a monté un centre de recherche Icare, près d’Orléans, équipé de souffleries hypersoniques, mais il n’en sort pas grand-chose car on doit jongler avec un plasma à deux températures, terriblement instable, la description de tels plasmas exigeant de savoir les gérer dans un espace à sept dimensions : le temps, trois dimensions d’espace et trois autres pour la vitesse. Ce qui se gère avec l’équation de Boltzmann (et non avec les équations de la mécanique des fluides ordinaires).

 

Entre 2007 et 2012, Jean-Pierre Petit a présenté des travaux théoriques et expérimentaux dans des colloques internationaux tenus à Vilnius (Lituanie), à Jéju (Corée du Sud), à Brême (Allemagne) et à Prague (Républque tchèque).

 

En 2007, des jeunes ont voulu remonter une activité de MHD, ce qu’ils ont fait dans un garage de Rochefort, Jean-Pierre Petit leur ayant fait monter des manips dans de l’air en basse densité. La pression dans ce gaz est celle qui règne à 80 kilomètres d’altitude, ce qui était directement lié au problème du vol hypersonique en haute altitude. L’expérience de MHD présentée en 2010 au colloque de Jéju (Corée) a été également publiée dans « Acta Physica Polonica ».

 

C’est à Tomsk, en Sibérie, un des hauts lieux de la MHD russe, que Christian Nazet (qui fut responsable de l’instrumentation à Mururoa) a entendu parler la première fois de Jean-Pierre Petit. Un chercheur lui avait demandé s’il le connaissait, ce à quoi il répondit non. Le chercheur précisa alors que Jean-Pierre Petit était connu « ici » pour « annihilation instabilité de Velikhov dans chambre de bonne »…

 

A Rochefort, avec Jean-Christophe Doré, on a pu plaquer une décharge de plasma contre la paroi d’un aérodyne MHD discoïdal. C’est en 1976 que Jean-Pierre Petit a imaginé le système de propulsion MHD pour aérodynes discoïdaux. Lui et son ami Maurice Viton avaient alors bricolé une expérience montrant qu’on peut annihiler la turbulence de sillage derrière un cylindre.

 

Cependant, Jean-Pierre Petit ne pense pas que les OVNIs fonctionnent avec la MHD. Il remarque que, quand un OVNI stationne au-dessus du sol, s’il se maintenait en agissant sur l’air ambiant, alors on noterait un souffle au sol, ce qui ferait au moins voler la poussière. On n’a jamais rien vu de ce genre. Si, la nuit, les OVNIs sont environnés par un halo lumineux qui évoque un plasma, Jean-Pierre Petit pense que la manipulation de la masse est la clé.

 

Aujourd’hui, la MHD a deux axes de recherche importants : les « railguns » (canons électromagnétiques) et les compresseurs à plasma.

 

Jean-Pierre Petit a fait faire une manip de MHD par Jean-Christophe Doré (responsable informatique dans un établissement d’enseignement supérieur). Ce dernier devait opérer avec une petite maquette d’aérodyne MHD discoïdal, de 7 centimètres de diamètre, placée dans une grande cloche à vide, dans une atmosphère raréfiée. Comme dans les expériences qui avaient débuté en 1975 dans les caves du Laboratoire d’astronomie spatiale de Marseille, la maquette a été dotée d’électrodes segmentées. Lorsque l’ensemble était mis sous tension, la maquette était environnée d’un plasma.

Comme les plasmas « fuient les régions de champ magnétique élevé », Jean-Pierre Petit a envisagé une géométrie où le champ magnétique était plus intense à quelque distance de la paroi. Jean-Christophe Doré a fait l’obscurité dans le garage et mis la maquette sous tension. Tout de suite, le plasma s’est formé. Les personnes présentes ont pu voir comment ce plasma se trouvait soufflé au loin. Jean-Christophe Doré ayant mis en marche le système d’inversion du gradient de champ, la décharge s’est plaquée à la paroi. Nous avons là un nouveau concept de confinement pariétal d’un plasma.

 

Résumons la démarche de Jean-Pierre Petit :

 

Dans les années 1960, il a utilisé une sorte de sarbacane produisant un jet gazeux supersonique à 10 000 degrés. Il produisait ainsi des mégawatts d’électricité en faisant passer ce gaz, devenu très conducteur d’électricité, dans une tuyère linéaire de section constante et flanquée de bobines produisant un champ magnétique. L’énergie cinétique du gaz était alors convertie en électricité. On ralentissait donc fortement celui-ci, au point qu’une onde de choc apparaissait. Jean-Pierre Petit s’est alors dit que s’il pouvait créer une onde de choc sans mettre dans un gaz d’obstacle autre qu’un champ de forces électromagnétiques, inversement il doit pouvoir annihiler ces ondes autour d’un objet immergé dans un courant gazeux supersonique. Cela contredisait l’argument des détracteurs du sujet OVNI pour lesquels on ne pouvait pas voler à vitesse supersonique sans bruit (un des aspects des témoignages d’OVNIs), sans produire un formidable bang.

 

Un bang supersonique est l’analogue des vagues d’étrave des navires, l’analogue de la vitesse du son étant alors la vitesse de propagation des vagues à la surface de l’eau. Si les ondes de choc dans les gaz créent un ébranlement sonore (une onde de pression), les vagues d’étrave peuvent, bien que silencieuses, créer de gros dommages. Or, comme, selon les témoignages recueillis, les OVNIs évoluent même en hypersonique, l’onde de choc créée effondrerait les toitures. En 1975, Jean-Pierre Petit envisagea comment se présenterait un aérodyne MHD capable de se propulser dans l’air à vitesse supersonique, sans créer d’onde de choc. Il fit le lien avec le phénomène OVNI. C’est alors que Jean-Claude Bourret publia « Le nouveau défi des OVNI », un livre dans lequel se trouve une contribution de Jean-Pierre Petit. Auparavant, il y avait cependant eu des articles dans la presse, y compris dans un journal américain, « The National Enquirer ».

 

En 1976, Jean-Pierre Petit supprima la vague d’étrave devant une maquette et il parvint à supprimer le sillage turbulent. Pourtant, la communauté scientifique s’est opposée à cela. Ainsi, un spécialiste français des ondes de choc a dit à Jean-Pierre Petit de laisser tomber « cette idée absurde d’annihilation d’onde de choc » (sic). C’est à cause du CNRS, du CNES et de l’armée que des projets extrêmement intéressants au plan scientifique ont été complètement ”foirés” car, si ces institutions ne s’étaient pas mises en travers, la théorie de la suppression des ondes de choc et de la turbulence serait maintenant enseignée à l’Ecole nationale supérieure de l’aéronautique de Toulouse. Quarante années se sont écoulées pendant lesquelles ce domaine de la science et de la physique des plasmas a été totalement négligé. Personne, en France, n’est capable de mener des expériences de MHD satisfaisantes. La bataille de la MHD française a duré de 1976 à 1986, et, lorsque Jean-Pierre Petit a compris que cette bataille était perdue à cause de la bêtise mise en œuvre par les trois institutions ci-dessus, il s’est reconverti en cosmologie. Le CNRS a privé Jean-Pierre Petit de crédits pendant trente ans. Quant aux projets pharaoniques que sont Mégajoule et ITER, ils sont condamnés, des voies prometteuses comme la Z-machine étant négligées.

 

La MHD touche à de nombreux domaines, allant du vol supersonique dans de l’air en basse densité (à une altitude de 30 à 80 kilomètres) à la production de températures pouvant atteindre dix milliards de degrés. Et cela, indépendamment de toute considération relative aux OVNIs.

 

On trouve, dans « OVNI. L’extraordinaire découverte », une annexe concernant la MHD, avec la traduction française de l’article présenté en octobre 2010 au colloque international de MHD de Jéju (Corée du Sud), cet article ayant été publié en mars 2012 dans la revue scientifique « Acta Physica Polonica ». Les plasmas fuient les régions où le champ magnétique est élevé, et c’est comme cela qu’on les « confine ». Autour d’un aérodyne MHD, le gradient de champ magnétique tend à souffler au loin la décharge électrique, et on crée alors une configuration telle que le gradient de champ, près de la paroi, se trouve inversé. Celui-ci plaque alors la décharge contre celle-ci.

 

Au début des années 1970, Jean-Pierre Petit était devenu un correspondant régulier de la revue « Science et Vie » dans laquelle il avait publié des articles sur divers thèmes, comme le vol des mouches et les débuts du deltaplane. Et puis il y a eu un article qui a fait l’objet de la couverture de la revue, le titre en première page étant : « Un moteur à plasma pour Ovnis ». Puis l’hostilité est devenue générale au sein de la rédaction de la revue.

 

5. Energie noire, matière sombre, univers Janus et trous noirs :

 

La matière sombre et l’énergie noire sont des concepts nés de l’impossibilité de faire cadrer ce qu’on observait en astronomie avec le modèle théorique du moment.

 

Dans les années 1920, Edwin Hubble découvrit que l’Univers est en expansion. A la même époque, le Russe Alexandre Friedmann a modélisé le phénomène. La force de gravitation s’oppose à l’expansion, créant ainsi un ralentissement de cette dernière. L’avenir de l’Univers dépend de l’énergie communiquée lors de l’explosion ayant donné naissance à cet Univers. Si la force de gravitation est importante, elle finira par stopper l’expansion, et l’Univers retombera sur lui-même. C’est le premier modèle de Friedmann. Dans le second cas de figure, la gravitation est perdante. Celle-ci variant comme l’inverse du carré de la distance entre les masses, l’expansion rendrait négligeable la force d’attraction, et les galaxies continueraient à s’éloigner les uns des autres en conservant leur vitesse. C’est le vide entre les galaxies qui se dilate, et non les galaxies. Dans le troisième modèle de Friedmann, l’expansion se ralentit indéfiniment, sans jamais s’annuler ni s’inverser.

 

Tout dépendait de la densité moyenne dans l’Univers, selon que cette densité était supérieure ou inférieure à une certaine valeur critique (p = 10 puissance – 29 grammes par centimètre cube). Si cette densité était supérieure, alors l’Univers retomberait sur lui-même. Dans le cas contraire, les galaxies finiraient par acquérir une vitesse constante qu’elles conserveraient sans limitation de temps. La situation intermédiaire serait vérifiée dans le cas où cette densité serait juste égale à cette valeur.

 

A l’époque, on trouvait une valeur inférieure, au moins d’un facteur dix, et c’est ce à quoi on arrive encore avec les moyens observationnels d’aujourd’hui. A l’époque, les scientifiques optaient pour une expansion indéfinie, avec des galaxies s’éloignant à des vitesses constantes. Les observations faites à la fin de 2010 ont amené à la conclusion que l’expansion de l’Univers, au lieu de ralentir, s’accélérait. Les scientifiques se sont référés à une « constante cosmologique », laquelle est associée à un mystérieux « pouvoir répulsif du vide ». Dans une émission d’Arte consacrée à l’énergie noire, on voit Perlmutter disant qu’on lui a donné en 2011 le prix Nobel pour avoir montré que l’Univers accélérait, « et on ne sait pas à quoi c’est dû ».

 

Jean-Pierre Petit théorise l’existence de ce qu’il appelle un « univers Janus » (référence au dieu à double visage), une reformulation du modèle cosmologique des univers jumeaux. Il se réfère à l’existence de masses négatives dans l’Univers, celles-ci étant génératrices d’une « pression négative ». La pression, c’est aussi une densité d’énergie par unité de volume. Si la masse est négative, l’énergie l’est aussi. Ce pouvoir répulsif du vide implique l’action d’une énergie négative.

 

Ces masses négatives sont rejetées par le modèle einsteinien. En 1915, Albert Einstein proposa, avec l’aide du mathématicien David Hilbert, son « équation de champ », et en 1916 le mathématicien Karl Schwarzschild trouva une première solution à cette équation et l’envoya à Albert Einstein. Il mourut sur le front russe d’une infection contractée dans les tranchées. Avec la solution de Schwarzschild, on peut calculer les trajectoires des planètes et des photons, ce qui permet d’expliquer deux choses : l’anomalie constatée pour l’orbite de la planète Mercure (« l’avance du périhélie ») et la déviation des rayons lumineux par les masses. Dans la vision de la relativité générale, une mini-masse crée une mini-déformation, une mini-courbure de l’espace. Mais que se passe-t-il quand on considère une mini-masse négative placée dans le vide ? Comment une masse négative agit-elle sur une autre masse négative ? Comment agit-elle sur une masse positive et comment subit-elle l’action de cette dernière ? Le cosmologiste Hermann Bondi a, en 1954, trouvé que :

 

Les masses négatives repoussent tout : elles repoussent les masses positives et se repoussent entre elles.

 

Les masses positives attirent tout : elles-mêmes et les masses négatives.

 

Imaginons que deux masses, l’une positive et l’autre négative, se rencontrent. La masse positive s’enfuit, poursuivie par la masse négative. Et toutes les deux accélèrent uniformément, l’énergie du couple étant conservée (car si la masse positive acquiert une énergie cinétique positive, la masse négative acquiert une énergie opposée). Comme le modèle sombre dans l’absurde, on a abandonné l’idée de mettre des masses négatives dans l’Univers.

 

C’est en 2014 qu’un article de Jean-Pierre Petit sur ce sujet a été publié dans « Astrophysics and Space Science ».

 

Pour introduire les masses négatives dans l’équation d’Einstein, il faut deux équations de champ et non une, celle d’Einstein n’étant que l’une des deux. Jean-Pierre Petit a proposé cela dès 1994 dans la revue italienne « Nuovo Cimento ». (On trouve les équations correspondantes à la page 197 du livre.)

 

L’académicien Thibault Damour (responsable du séminaire de cosmologie à l’Institut des hautes études de Bures-sur-Yvette) a dit à Jean-Pierre Petit que ses travaux ne l’intéressaient pas.

 

Les courbes du modèle Janus et du « modèle de concordance » (données observationnelles relatives à l’expansion cosmique) se confondent. Une simulation sur ordinateur a été effectuée en 1995 à Hambourg (Allemagne). Lors de cette simulation, menée avec deux fois cinq mille points-masses, on voit que la densité de masse négative est plus élevée. L’instabilité gravitationnelle (découverte en 1902 par Sir James Jeans, elle fait se former galaxies et étoiles) se manifeste dans la population de masse négative en donnant des conglomérats. Les conglomérats de masse négative repoussent la masse positive, la nôtre, dans ce qui reste de l’espace. Les deux distributions superposées illustrent la structure lacunaire de l’Univers, où notre matière, constituée en galaxies, se distribue selon « des bulles de savon jointives ».

 

En 1992, avec deux fois cinq mille points, Jean-Pierre Petit avait, en Allemagne, fait tourner une galaxie 2D dans un environnement de masse négative. On a obtenu une galaxie spirale barrée. L’origine de la structure spirale des galaxies, c’est une sorte de « friction » avec l’environnement de masse négative.

 

Les masses négatives émettent des photons d’énergie négative, invisibles aux yeux et aux télescopes. L’astrophysicien James Lequeux (rédacteur en chef de la revue « Astronomy and Astrophysics ») a objecté à Jean-Pierre Petit le fait que l’existence de la matière sombre était confirmée par les forts effets de lentille gravitationnelle qu’on observait. Jean-Pierre Petit lui a rétorqué que son environnement de masse négative produisait le même effet et qu’on ne pouvait rejeter a priori cette autre interprétation du phénomène. Il a suggéré de soumettre ses travaux à un referee, lequel lui a demandé s’il pouvait citer un effet qui permettrait de confirmer l’existence de ces conglomérats de masse négative au centre des grands vides de la structure cosmique lacunaire. Jean-Pierre Petit lui a répondu que s’il existe des conglomérats de masse négative au centre des grands vides de la structure lacunaire de la masse positive, ils doivent dévier les rayons lumineux émis par les galaxies distantes. Les rayons lumineux sont déviés, mais le phénomène de lentille gravitationnelle les fait diverger. Comme ces photons d’énergie positive ne peuvent être capturés par les conglomérats de masse négative, ils se comportent vis-à-vis d’eux comme des lentilles divergentes. Jean-Pierre Petit a donc prédit que cela devrait réduire la luminosité des galaxies très distantes, donc des galaxies jeunes. C’est ce qui a été observé. On a découvert que les galaxies très distantes, très jeunes, devaient être naines. Mais il pense qu’elles ont la même masse que les autres et que c’est cet effet de « lentille gravitationnelle » négatif qui réduit leur éclat.

 

L’article n’a pas été publié dans « Astronomy and Astrophysics », James Lequeux ayant soudain mis fins aux échanges avec Jean-Pierre Petit.

 

Les galaxies se forment dans les parois en « bulles de savon jointives », mais la matière négative s’infiltre entre elles et les confine, ce qui les empêche d’exploser sous l’effet de la force centrifuge (ce qu’on impute habituellement à une mystérieuse matière sombre de masse positive qui, pour Jean-Pierre Petit, n’existe pas).

 

En 1998, Jean-Pierre Petit a publié un article sur un modèle cosmologique à vitesse de la lumière variable. Quand les deux univers naissent simultanément, leurs constantes (vitesse de la lumière, constante de gravité, constante de Planck, masses, charges électriques, constantes de l’électromagnétisme) commencent par évoluer en étant identiques, certaines tendant vers zéro au moment du Big Bang, d’autres s’envolant vers l’infini. Au moment du Big Bang, la constante de gravité et la vitesse de la lumière sont infinies, alors que les autres constantes comme la masse, la charge électrique et la constante de Planck sont nulles. La variation n’a lieu que lors de « l’ère radiative », pendant les 200 000 premières années. Dans cette phase, le système est instable. Les deux vitesses luminiques décroissent au fil du temps, mais la vitesse de la lumière reste plus élevée pour les populations de masse négative.

 

Dans les conglomérats de masse négative, il n’y a pas d’étoiles et de planètes de masse négative. Ces conglomérats peuvent être comparés à des proto-étoiles. Selon Jean-Pierre Petit, dans ce monde négatif, dans cet « envers de l’univers », on ne trouve pas de phénomène stellaire, donc pas de nucléo-synthèse, pas d’atomes plus lourds que de l’hydrogène… Donc pas de planète, pas de vie.

 

(On notera que cette affirmation de Jean-Pierre Petit s’oppose aux déclarations contraires de certaines sources – le contacté sud-africain Edwin, etc. – faisant état d’OVNIs en provenance de mondes d’antimatière.)

 

Entre deux points distants, deux étoiles, il existe deux distances différentes selon que le véhicule qui parcourt ce trajet est constitué de masses positives ou de masses négatives.

 

Selon certains textes ummites (des courriers censé être d’origine extraterrestre), durant leurs voyages les passagers des nefs voyaient des nébulosités émettant faiblement dans le rouge et dans l’infrarouge, ce qui cadre avec ce que décrit Jean-Pierre Petit. (Il est vrai que ce dernier s’est inspiré de textes ummites pour certaines de ses conclusions en matière de cosmologie.)

 

Ce que Sakharov avait appelé « l’univers jumeau » est devenu « l’envers de l’univers » du modèle Janus, là où se déplacent les objets de masse et d’énergie négative.

 

Pour Jean-Pierre Petit, les trous noirs stellaires n’existent pas. Il pense que Cygnus X1 (qui se trouve à 6000 années-lumière) est une simple étoile à neutrons d’une masse inférieure aux 2,5 masses solaires (la masse critique, les masses des étoiles à neutrons étant limitées à 2,5 masses solaires). Il pense que la masse est surévaluée (8,8 masses solaires) à cause des erreurs liées à la distance. On ne détecte des candidats trous noirs qu’à des distances considérables. Plus près, ces sources X se révèlent être des étoiles à neutrons, la précision de la mesure étant, dans ces cas, meilleure. Concernant les trous noirs géants au centre des galaxies, il s’agit, dit Jean-Pierre Petit, d’un « autre problème ».

 

Jean-Pierre Petit postule l’existence de systèmes binaires relativement serrés, constitués par deux étoiles massives. L’une, évoluant en supernova, laisse un résidu sous la forme d’une étoile à neutrons, à laquelle sa voisine va apporter un surplus de masse en émettant des bouffées de vent stellaire. Ces étoiles à neutrons peuvent ainsi voir leur masse s’accroître au point de dépasser la masse critique de 2,5 masses solaires. Il y a aussi la fusion de deux étoiles à neutrons ”subcritiques”, ce qui peut augmenter la masse au-delà de la valeur critique.

 

Les cosmologistes ont proposé que l’objet déstabilisé soit en implosion rapide (un millième de seconde) et ils ont envisagé un découplage temporel, le temps étant censé ne pas s’écouler de la même manière à la surface de l’étoile et au loin.

 

On peut comparer les étoiles à neutrons à des noyaux d’atomes ayant un diamètre d’une dizaine de kilomètres, l’étoile ne faisant qu’émettre des bouffées de rayons X quand de la matière lui tombe dessus. Cette matière est sous forme de gaz ionisé, de plasma, mélange d’électrons libres et de noyaux. Dans le cas d’une étoile à neutrons qui verrait sa masse dépasser la valeur critique, les théoriciens imaginent que cette étoile imploserait sur elle-même en un temps très bref, ce phénomène paraissant, pour un observateur distant, durer un temps infini. L’ensemble de la masse se concentrerait selon un simple point. Ils ont imaginé que cela était structuré autour d’une masse, que cette masse se trouvait au centre, sous forme d’une singularité, toute cette masse étant concentrée en un… point.

 

Dans un article publié en 2015, Jean-Pierre Petit nie l’existence de cette singularité. Le mathématicien Jean-Marie Souriau avait dit à ce dernier qu’il avait aussi compris ce que « pensent tous les mathématiciens » : « cette idée de trou noir est une connerie », ces gens ayant tout simplement mal interprété le résultat de Schwarzschild.

 

Pour Jean-Pierre Petit, les trous noirs n’ont pas d’intérieur. Comme le pressent Stephen Hawking (comme il l’a dit en avril 2016), « les trous noirs mèneraient vers un autre univers ». Le corollaire est que si cette structure est un passage, il n’y a plus de singularité. Quant à cet « autre espace », c’est simplement cet envers de l’univers où cheminent les objets de masse négative.

 

Pour Jean-Pierre Petit, il faut abandonner les concepts de matière sombre et d’énergie noire, il faut étendre la théorie quantique des champs aux énergies négatives, il faut abandonner la théorie de l’inflation de Linde, il faut intégrer la notion de « constantes variables », il faut refaire l’astrophysique des galaxies et interpréter différemment les forts effets de lentille gravitationnelle en assimilant le concept d’effet de lentille gravitationnelle négatif.

 

C’est au cours d’un dîner en 1988 à Madrid que Jean-Pierre Petit a appris, via un nommé Dominguez, que selon l’interlocuteur (présumé ummite) de ce dernier, les trous noirs stellaires n’existent pas.

Quand une étoile à neutrons reçoit un apport de matière qui la déstabilise, elle s’en débarrasserait « en la transférant dans l’univers jumeau » (en « inversant la masse » de ces particules excédentaires).

 

En avril 2016, Stephen Hawking a dit qu’il pensait que les trous noirs « mèneraient vers un autre univers », ce qui est en contradiction avec ses propres travaux, dont beaucoup sont axés sur la singularité centrale qui se trouverait au cœur de ces objets. Hawking et Penrose sont auteurs de « théorèmes fondamentaux concernant les singularités ».

Or, note Jean-Pierre Petit, si ces trous noirs conduisent vers un autre univers, cela exclut la présence d’une singularité. Ce qui est étonnant, c’est que Stephen Hawking a dit à Martine Castellot (l’homme de science ayant été interrogé par celle-ci à ce sujet) qu’il connaissait l’affaire Ummo, que c’était intéressant, mais qu’il ne voulait pas en parler.

 

Des spécialistes considèrent que l’approche de Jean-Pierre Petit n’est pas valable.

 

Ils invoquent la nullité de « l’invariant de Kretschmann » qui selon eux signerait la présence incontournable d’une singularité en r = O.

Jean-Pierre Petit explique que ce point se trouve en dehors de l’hypersurface espace-temps, mais ils disent qu’il a amputé celle-ci d’une partie de celle-ci. A l’inverse, il leur dit qu’ils ont rajouté à cette hypersurface quelque chose qui n’en fait pas partie. Ce à quoi ils lui opposent qu’il y a eu des tonnes de travaux consacrés à cette partie et que, de fait, elle devait sûrement exister.

 

Lors d’un colloque d’astrophysique et de cosmologie auquel Jean-Pierre Petit a participé à Marseille au début des années 2000, celui-ci a commencé par présenter les résultats de 1995 sur la structure à grande échelle de l’Univers, lacunaire.

 

Les participants ne pouvaient considérer que de la matière de masse positive, les masses négatives relevant, pour eux, de la science-fiction.

 

Jean-Pierre Petit a alors imprimé en 70 exemplaires (il y avait 70 participants) un rapport de 70 pages (avec ses travaux) qu’il a placés sur les tables des participants, précisant qu’il était prêt à collaborer avec n’importe quelle équipe, tout en donnant ses coordonnées. Il n’a eu aucun message.

 

Les astronomes se sont dit que la matière sombre pourrait être présente sous forme de mini-étoiles, trop peu lumineuses pour être détectées, ou de proto-étoiles trop peu massives pour réussir à s’allumer. On pouvait alors avoir une chance de les détecter lors d’un passage devant une autre étoile, dont ces objets modifieraient la luminosité. On avait utilisé des télescopes couplés à des ordinateurs, qui pouvaient surveiller à la fois des milliers d’étoiles. Le télescope pouvait déceler la variation de la luminosité d’une étoile. Si la variation de luminosité était de nouveau constatée, on avait simplement affaire à une étoile variable. On trouve des masses d’images obtenues à l’aide des plus puissants ordinateurs, montrant « ce qu’on verrait si on pouvait le voir ».

C’est toute une astronomie virtuelle, et les gens ont fini par se convaincre que ces images constituaient une preuve de l’existence de ce qu’ils conjecturaient. Et c’est la même chose pour les trous noirs : on en trouve infiniment plus dans les pages des revues de vulgarisation que dans le ciel. 

 

 

6. Les voyages interstellaires et l’antimatière :

 

C’est en 1967 que le Russe Andréï Sakharov a proposé l’existence de deux univers, le second univers étant appelé par lui « univers jumeau ». Jean-Pierre Petit soutient que les voyages interstellaires sont possibles en empruntant cet « univers jumeau ». Dès 1977, il publia à ce sujet un article aux Comptes rendus de l’Académie des sciences de Paris, l’article ayant alors été présenté par l’académicien et mathématicien André Lichnerowicz, qui a de suite considéré que c’était une idée intéressante. A l’époque, Jean-Pierre Petit ignorait les travaux de cosmologie (publiés en russe) de Sakharov. A la fin de son discours de réception du prix Nobel (lu en 1975 par sa compagne Elena Bonner), Sakharov a insisté sur la possibilité d’une vie extraterrestre intelligente.

 

Selon Jean-Pierre Petit, dans le « second univers » la vitesse de la lumière est plus élevée, ce qui rend possibles les voyages interstellaires. Dans un article publié en octobre 2014 dans la revue « Modern Physics Letters A », il écrit que si on disposait d’une technologie permettant d’inverser la masse d’un vaisseau, celui-ci semblerait se dématérialiser aux yeux d’un témoin.

 

« En effet, les particules dont la masse a été inversée n’interagissent plus avec les autres particules qu’à travers la force de gravité (en fait selon une force d’antigravitation). Nous conjecturons que le processus d’inversion de masse affecterait également les très rares particules de masse négative qui se seraient trouvées dans le volume affecté et qui, voyant leur masse inversée, se comporteraient désormais comme des particules de masse positive. Pour un observateur constitué de masses positives, un tel volume semblerait alors quasi vide. En étant comblé par l’irruption des molécules d’air environnantes, ceci se traduirait par une forte perturbation aérodynamique.

 

Une masse négative serait alors repoussée par la Terre, c’est-à-dire qu’elle ‘tomberait vers le haut’. En opérant de manière cyclique, cette inversion de masse, celle du vaisseau, subissant alternativement des forces de direction opposée, pourrait s’en trouver annihilée. Pour le témoin, la force de gravité agissant sur ce vaisseau pourrait sembler annihilée. Par ailleurs, en jouant sur ces cycles d’inversion de masse, ceci pourrait conférer au vaisseau un mouvement, sans déplacement d’air. » (J.-P. Petit)

 

On a là ce que les témoins d’OVNIs décrivent : une « apparente dématérialisation », une « antigravité », s’accompagnant d’une « évolution sans brassage de l’air environnant ».

 

Dans la suite de l’article, l’auteur évoque la façon dont de tels vaisseaux pourraient acquérir de la vitesse, sans moteur, sans « accélération », du fait d’un mécanisme de type quantique. En évoluant dans ce second versant d’univers, le vaisseau irait si vite qu’il lui serait impossible de freiner.

 

Les inversions de masse peuvent être opérées de telle façon que le vaisseau réapparaisse avec la même masse, la même vitesse qu’il avait en évoluant dans notre monde familier, mais orientée dans une direction différente. On a là une explication des virages à angle droit des OVNIs, opérés à pleine vitesse.

 

Si le voyage vers une étoile devenait possible, en un temps compatible avec la durée de vie humaine, les passagers ne pourraient voir, à travers les hublots, ni planètes, ni étoiles, ni galaxies, puisque celles-ci, ayant une masse opposée à la leur, seraient devenues invisibles à leurs yeux. Par contre, ils pourraient percevoir les objets (d’immenses conglomérats de masse négative) qui peuplent ce secteur négatif de l’univers, émettant faiblement, comme des proto-étoiles, dans le rouge et l’infrarouge.

 

On impute l’accélération cosmique à une « énergie noire » dont personne ne peut indiquer la nature, la matière sombre étant aussi un composant de nature inconnue. Mais dans la théorie de Jean-Pierre Petit, c’est le contenu en masse négative de l’Univers qui provoque cette accélération. Il s’agit d’électrons, de protons, de neutrons, etc., identiques aux particules classiques, mais possédant une masse négative.

 

Dans l’article, l’hypothèse émise est qu’on pourra un jour inverser la masse d’un vaisseau pour pouvoir voyager à une vitesse subluminique dans ce monde des masses négatives, mais à une vitesse apparemment superluminique pour un observateur fait de masse positive. La manière de procéder est liée à un contexte géométrique différent qui permet de contourner cette « impossibilité » comparable à « l’effet tunnel » de la mécanique quantique. Cette partie théorique n’était cependant pas au point au moment de la parution du livre. Cela reste conjectural.

 

La solution mathématique donnée en 1917 par le mathématicien allemand Karl Schwarzschild est le point de départ du concept de trou noir. Dans la réinterprétation par Jean-Pierre Petit de cette solution, qualifiée de mathématiquement plus satisfaisante (car il n’y a plus de « singularité centrale », de lieu où des quantités deviennent infinies), lorsque cet « objet » capture de la matière, celle-ci, en franchissant une « sphère horizon », voit sa masse s’inverser.

 

Dès 1995, Jean-Pierre Petit avait expliqué que si notre matière s’agençait selon une structure « en bulles de savon jointives », c’était parce qu’elle est repoussée par d’immenses formations sphéroïdales situées au centre de ces grands vides et qui repoussent notre propre matière et la confinent dans l’espace restant. L’interprétation officielle fait intervenir la matière sombre qui empêche les galaxies d’éclater sous l’effet de la force centrifuge et qui produit les forts effets de mirage gravitationnels observés. Personne n’est à même de définir la nature de cette matière sombre. On parle « d’astroparticules » que personne n’observe. Dans le cosmos tel qu’il est, les galaxies sont faites de masse positive, et, dans le modèle de Jean-Pierre Petit, elles sont environnées de particules de masse négative, répulsive, qui les confinent. A l’opposé, pour expliquer que ces galaxies n’explosent pas sous l’effet de la force centrifuge, les tenants de la matière sombre confèrent à celle-ci une masse positive et la situent à l’intérieur des galaxies, entre autres à l’intérieur du système solaire, où on cherche à la détecter, en appelant astroparticules ces composants de la matière sombre. A ce jour, note Jean-Pierre Petit, les observations effectuées au fond des mines ou dans des tunnels, sous des milliers de mètres cubes de roche, n’ont rien donné. La chaîne Arte a diffusé un reportage sur les campagnes infructueuses menées par deux équipes, les Français dans le tunnel du mont Cenis, et les Italiens sous le Gran Sasso. On a aussi installé un détecteur à bord de la Station spatiale internationale, pour un coût de deux milliards d’euros. Si la vision de Jean-Pierre Petit est la bonne, ces gens ne détecteront rien. Car ce qu’ils cherchent se trouve entre les galaxies.

 

Le monde des masses négatives correspond à l’univers jumeau d’Andreï Sakharov. Ce dernier avait lancé l’idée que la synthèse de la matière, à partir des quarks, dans notre « versant d’univers », aurait été plus rapide que celle de l’antimatière à partir des antiquarks, les deux rythmes de production ne différant que d’un millionième. Il conjecturait que la situation aurait été symétriquement différente dans l’univers jumeau.

 

On considère que dans la « soupe primitive » (après le Big Bang) il existait autant de quarks que d’antiquarks. En se combinant, les premiers ont donné des particules de matière, alors que les seconds ont donné naissance à des particules d’antimatière. Lorsque l’univers s’est refroidi, cette matière et cette antimatière ont eu tendance à s’annihiler pour donner des photons, lesquels se trouvent entre les galaxies, entre les étoiles. Ils constituent ce qu’on appelle « le vide ». Ce sont ces photons, qui résultent des annihilations entre matière et antimatière, qui ont été détectés en 1965. (Il s’agit du « rayonnement primitif ».) La matière qui a subsisté ne constitue que le milliardième du contenu initial et l’univers devrait logiquement contenir quelque part une quantité équivalente d’antimatière, ce qui n’est pas le cas puisqu’on ne constate pas d’annihilations se produisant ici et là (avec comme résultat l’émission de rayons gamma). La question est alors : « Où est passée cette moitié de l’univers ? » (Voir : Jean-Pierre Petit, « On a perdu la moitié de l’univers », éditions Albin Michel, 1997.)

 

Outre des particules identiques à notre propre matière, mais de masse négative, il y aurait aussi notamment des photons d’énergie négative. Ce qu’on appelle énergie noire représente un contenu en énergie négative. Ce monde des énergies et des masses négatives correspond à ce que Sakharov appelait « l’univers jumeau ». Mais cette image de deux univers jumeaux a été abandonnée pour ne considérer qu’un seul univers peuplé de deux types de matière, l’une ayant une masse positive et l’autre une masse négative. L’antimatière nous semble absente parce qu’elle possède une masse et une énergie négatives. Les atomes qui la constituent ne peuvent donc émettre que des photons à énergie négative que ni nos yeux ni nos télescopes ne peuvent capter. Elle n’est pas absente mais elle est optiquement inobservable et n’interagit avec notre propre matière que de manière (anti) gravitationnelle. Cette antimatière se trouve d’abord entre les galaxies, puis en plus grande quantité au centre des grands vides de la structure à grande échelle de l’Univers. Autrement dit, ces immenses conglomérats répulsifs situés au centre des « bulles jointives » seraient constitués d’antimatière cosmologique, de masse négative et inobservables.

 

L’antimatière classique, celle qu’on crée dans les accélérateurs de particules, dans les collisionneurs, tombera comme la matière, mais si l’on opérait sur de l’antimatière de masse négative, il faudrait situer le laboratoire entre les galaxies. Les expériences faites dans les laboratoires n’apporteront rien que la théorie ne prévoit pas déjà, à savoir que la masse de l’antimatière classique, celle du laboratoire, est positive.

 

La théorie que présente Jean-Pierre Petit démolit tout. Exit la matière sombre, l’énergie noire, la recherche des astroparticules.

 

« Comme il n’y a personne pour produire des arguments scientifiques invalidant nos travaux, les gens se taisent, tout simplement. Ceux-ci sont salués par un silence complet. Pour ces gens, nous sommes simplement non existants. » (J.-P. Petit)

 

Depuis plus de vingt ans, Jean-Pierre Petit est accompagné par un unique scientifique, son collaborateur et ami Gilles d’Agostini, titulaire d’un doctorat d’université en physique des particules.

 

Jean-Pierre Petit est convaincu que l’humanité saura dans un délai de l’ordre d’un siècle opérer l’inversion de masse, ce qui permettrait alors de se débarrasser des déchets nucléaires et d’autres déchets, y compris chimiques. Les déchets étant placés dans un local équipé pour opérer cette inversion de masse, les atomes qui constituent ces déchets, soudain dotés d’une masse négative, « tombent vers le haut » sous l’effet de la pesanteur terrestre, en traversant tout : enceinte, atmosphère, sans interagir avec celle-ci. Ils seront expulsés hors de la Terre, à vitesse relativiste, au-delà du système solaire. Dans le local règnera alors un vide extrême. On pourra produire de l’électricité « en y admettant l’air atmosphérique à travers une turbine actionnant un alternateur ».

 

Pour Jean-Pierre Petit, il est possible que la synthèse d’antimatière soit la source d’énergie des OVNIs.

 

Ces machines n’emportent pas de carburant. On notera d’ailleurs que dans les cas allégués de crash d’un OVNI, on n’a pas signalé d’explosion gigantesque, comme c’est le cas quand un bombardier B-52 percute le sol. 

 

Dans l’émission « Salut les Terriens » du 5 mai 2017, où Jean-Claude Bourret était présent, Laurent Alexandre a fait ce commentaire inepte à propos de Jean-Pierre Petit :

“Un homme qui a un site Internet aussi ringard ne peut pas révolutionner la cosmologie. Il est difficile de penser qu’un homme seul puisse avoir raison contre toute la communauté scientifique.“

 

« Je ne sais pas où il a trouvé que ‘je téléphonais aux extraterrestres’, mais cette idée qu’il a fait sienne l’incite à conclure, opinion partagée par le philosophe Luc Ferry, que je devrais être interné d’urgence dans un hôpital psychiatrique. Si j’avais été présent, j’aurais pu lui dire que cette idée n’était pas nouvelle et que dans les années quatre vingt la direction générale du Cnrs avait adressé à un scientifique étranger une forme de demande d’expertise psychiatrique à propos de mon idée de supprimer les ondes de choc et la turbulence autour d’un engin évoluant dans l’air à vitesse supersonique, c’est-à-dire en lui permettant d’évoluer sans produire de Bang.

 

A cela, l’autre avait répondu : ‘I don’t see any strangeness in it. I can testify that this man is in normal mental condition (…)’. Traduction : ‘Il n’y a rien de bizarre dans cette idée. Je peux vous assurer que cet homme jouit de toutes ses facultés.’ » (J.-P. Petit)

 

Jean-Pierre Petit note, sur son site Web, que ces propos sont scandaleusement diffamatoires, honteux, vulgaires, indignes.

 

Des propos repris par Luc Ferry, ancien ministre de l’Education Nationale qui, avant de faire cela, a glissé à Jean-Claude Bourret : “Tu m’excuses, mais il faut que je défende Laurent”. La plupart des choses que Jean-Claude Bourret a pu dire ont sauté au montage.

 

Depuis le début juin 2017, Jean-Pierre Petit s’est adressé à Roland Triay, coresponsable du comité organisateur de la rencontre annuelle du Centre de Physique Théorique de Marseille – qui se tient chaque année à l’automne à Cargèse, Corse -, en lui demandant s’il pourrait y présenter son modèle Janus. Pas de réponse.

 

Alain Riazuelo, chercheur à l’Institut d’Astrophysique de Paris, a installé depuis 2006, sur le site Web de son laboratoire, ce qu’il croit être une mise à mal des théories cosmologiques de Jean-Pierre Petit. Ce dernier note qu’il n’a visiblement pas lu ses travaux, cette page Web étant une collection de choses fausses et erronées.

 

« Aujourd’hui, il va plus loin : à des internautes, il répond carrément que, si j’ai pu publier des articles dans des revues de haut niveau, c’est parce que leurs referees n’y ont vu que du feu, autrement dit que je suis un faussaire. Je lui ai demandé s’il maintenait sa position et, dans ces conditions, conformément à l’éthique de notre profession, d’adresser à ces revues des ‘comments’ signalant les points qui auraient échappé aux experts. Pas de réponse. » (J.-P. Petit)

 

Des internautes ont tenté de lancer un débat à propos des travaux de Jean-Pierre Petit, sur différents forums Science, le plus connu étant celui de Futura-Science. Ils se sont faits jeter immédiatement, le message étant :

 

« Les théories de Jean-Pierre Petit sont considérées comme des théories personnelles. Pour qu’une théorie soit discutée sur Futura, il faut qu’elle soit effectivement admise (même au simple titre d’hypothèse de travail) à un niveau académique, c’est-à-dire que le travail de ce chercheur soit reconnu par ses pairs.

Ce n’est plus le cas de Jean-Pierre Petit depuis plus d’une dizaine d’années. Il s’est mis au ban de la communauté et se sert d’Internet pour diffuser ses théories. Nous ne souhaitons pas participer à ce que nous considérons comme une manière illégitime et vaine de participer au débat scientifique. Ses théories ne prendront consistance qu’en rencontrant un jugement favorable de la communauté des cosmologistes. »

 

Suit un lien renvoyant à une critique… d’Alain Riazuelo ! (Critique de la théorie des univers jumeaux.)

 

« Le lien pointe vers une page installée sur le site de l’Institut d’Astrophysique de Paris en … 2008. Depuis onze années, Riazuelo m’a toujours refusé mon droit légitime d’exercer un droit de réponse en séminaire dans ce laboratoire (dont aucun membre, à commencer par Luc Blanchet, voir l’article paru en avril 2017 dans la revue ‘La Recherche’, ne répond à mes messages).

 

Riazuelo va même jusqu’à mettre en doute, sans fournir d’arguments à la clef, la qualité des articles que j’ai publiés en 2014 et 2015 dans deux revues de haut niveau, à comité de lecture. » (J.-P. Petit)

 

Voici le message qu’Alain Riazuelo a adressé à

Jean-Pierre Petit :

 

« Ce que j’essaye de vous dire, c’était qu’étant à la retraite, et un peu rouillé, vous n’êtes pas dans l’environnement le plus favorable pour faire de la recherche, du fait de l’absence d’interlocuteurs réguliers, de la plus grande difficulté à avoir accès à la littérature scientifique, et donc de la plus grande difficulté à saisir l’état de l’art concernant les sujets qui vous intéressent.

 

Je ne nie pas que vous ayez rédigé des articles où vous avez mis une part de vous-même.

 

Par contre, je ne peux pas dire que le contenu de ces articles m’a convaincu.

 

Le fait que vous ayez trouvé des referee ayant accepté vos articles ne change rien aux réticences qui sont les miennes et qui font qu’il n’y a pas lieu pour moi de vous inviter à donner un séminaire. »

 

Et cela, note Jean-Pierre Petit, sans arguments scientifiques…

 

7. OVNIs :

 

Créé en 1977, le GEPAN (devenu le SEPRA, puis le GEIPAN) est une émanation du CNES dont l’activité se limite à collecter des rapports d’observations dressés par des gendarmes.

 

Jean-Pierre Petit évoque les observations de pilotes comme Daniel Michau, un pilote d’hélicoptère dont l’appareil a, dans les années 1970, été doublé à une vitesse phénoménale par un engin en forme de cigare, « gros comme un zeppelin ». Le pilote de Mirage III Jack Krine a été, comme il le dit, observé (avec son ailier) par un OVNI, lors d’une mission d’interception de nuit. Il y a aussi les cas de détection radar. Heidemarie Stefanyshyn-Piper, qui a été membre de l’équipage de la navette spatiale américaine (mission STS-115 du 9 au 21 septembre 2006), s’est, dans une vidéo vue sur Internet, évanouie par deux fois le 22 septembre 2006 devant les caméras des journalistes venus l’interviewer, lorsqu’elle commençait à parler de son observation d’un OVNI venu inspecter son travail lors d’une sortie extravéhiculaire. Il y a aussi le témoignage de la pilote de chasse russe Marina Popovitch (épouse de Pavel Popovitch), dans une vidéo datée de juillet 2011.

 

En matière d’émissions télévisées, Jean-Pierre Petit évoque celle qui a été animée par le journaliste Damien Hammouchi, sur la chaîne devenue maintenant C8. Dans cette émission où Jean-Pierre Petit était présent, il y avait notamment les témoins Michau et Krine, ainsi que le contre-amiral Gilles Pinon (décédé peu de temps après l’émission). La journaliste Clémence de la Robertie a produit, pour la chaîne Planète, une émission ayant pour titre « Les ovnis et le pouvoir ». On y voyait un homme, toujours filmé de dos, qui disait que le fait de s’intéresser au sujet OVNI lui avait attiré beaucoup de désagréments. Un jeune journaliste, interviewé, avoue avoir reçu des menaces. Clémence de la Robertie a dit à Jean-Pierre Petit que le général Sillard (qui a créé le GEPAN en 1977) lui avait dit au téléphone qu’il ne sortira jamais rien du GEPAN. Clémence de la Robertie a été priée de ne plus produire de telles enquêtes si elle ne voulait pas compromettre sa carrière dans l’audiovisuel.

 

Un pilote de chasse basé à Orange a raconté à Jean-Pierre Petit qu’après une rencontre avec un OVNI et un spectaculaire chassé-croisé en vol, il s’était présenté chez le commandant de la base pour faire son rapport. Le commandant lui a alors dit de prendre quelques jours de permission s’il avait besoin de cela pour se remettre de ses émotions, et il a ajouté qu’on ne faisait plus maintenant de rapports sur ces choses-là.

 

Le GEPAN (devenu le GEIPAN) n’est qu’un « anesthésique », un « tranquillisant », dont la principale contribution a été l’invention de l’acronyme PAN (phénomènes aériens non identifiés) destiné à remplacer celui d’OVNI. Quant à Jean-Pierre Petit, il a été privé de crédits pendant trente ans.

 

On assiste depuis des décennies à un véritable combat entre les deux courants, ceux de l’information et de la désinformation. Ainsi, lors de la célèbre « vague belge » de 1989-1991, il a suffi qu’un individu révèle qu’une photo soit fausse pour que l’ensemble passe à la trappe, ce qui permet d’oublier notamment que la Force aérienne belge avait dépêché deux F-16 qui se sont livrés à une course-poursuite avec un OVNI, le tout étant associé à en enregistrement radar.

 

Jean-Pierre Petit a un souvenir exécrable de la longue série d’émissions de télévision auxquelles il a participé en France. De nombreuses émissions ont été montées comme des pièges, en particulier lorsque la composition des plateaux était changée au dernier moment. Des chaînes télévisées composaient des dossiers destinés à discréditer le sujet.

 

Jean-Pierre Petit note que la direction du GEIPAN est un poste très agréable pour passer les dernières années de sa carrière avant son départ en retraite. Tout ce qu’on demande, ajoute-t-il, est de ne pas faire de vagues, de ne pas faire preuve d’initiative et de savoir manier la langue de bois. Les comptes rendus sont vides, il n’y a rien à en tirer sur le plan scientifique et technique. On peut prédire que dans dix ans, vingt ans, voire plus, le service du CNES existera toujours, piloté par « un huitième ou dixième responsable » qui tiendra exactement le même discours qu’aujourd’hui. Dans les médias, des journalistes continueront de dire « que la France est le premier pays au monde qui s’est doté de… », etc. Depuis la création du GEPAN, on exige de ses responsables un engagement tacite, sine qua non, à garder ses distances vis-à-vis de l’hypothèse extraterrestre. Il y a eu une exception. A l’époque où ce service s’appelait le SEPRA, le responsable d’alors, qui était à six mois de son départ en retraite, a cru pouvoir déroger à cette règle. Ce responsable (Jean-Pierre Petit ne cite pas son nom, mais ils s’agit bien sûr de Jean-Jacques Vélasco !) a publié un livre où il exposait sa position personnelle, donnant sa préférence à l’hypothèse extraterrestre.

 

« Immédiatement, son service a été dissous, et il s’est retrouvé moniteur pour des activités consistant à animer des clubs de jeunes, parrainés par le Cnes, dont l’occupation est la préparation et le lancement de fusées miniatures. » (J.-P. Petit)

 

Commentaire de Jean-Claude Bourret : « Le message pour ses successeurs était on ne peut plus clair. »

 

J’ajoute que c’est ce genre de service que des gens comme la journaliste américaine Leslie Kean (qui voudrait que quelque chose d’analogue existe dans son pays) nous « envient ». Pendant ce temps, aux Etats-Unis, on sait parfaitement (certes pas officiellement) à quoi s’en tenir depuis 1947…

 

Jean-Pierre Petit évoque l’émission de la chaîne 23 consacrée aux observations du 5 novembre 1990, qui ont été imputées à la rentrée dans l’atmosphère d’un étage d’une fusée russe. Robert Alessandri, qui s’était procuré un logiciel d’orbitographie, a pu rétablir la véritable trajectoire, celle de Bordeaux-Strasbourg (et non Pau-Strasbourg)… L’auteur de l’article ayant été condamné (à cause d’un titre injurieux) dans le cadre d’un procès en diffamation, son amende a pu être payée par Jean-Pierre Petit et certains de ses lecteurs. Certains enquêteurs ont soutenu que de vrais OVNIs (ce qui aurait été le cas pour le 5 novembre 1990) se glissent parfois au milieu d’un événement comme, dans ce cas, un phénomène de rentrée atmosphérique.

 

Jean-Pierre Petit a été informé que le CNES avait refait, à Toulouse, la manip de suppression de vague d’étrave devant une maquette, dans un courant d’eau acidulée, une expérience que lui et Maurice Viton avait réalisée dans une cave de l’observatoire de Marseille. Mais si la MHD est simple dans un liquide, ce n’est pas le cas dans un gaz. Un énorme générateur de micro-ondes fut construit, mais la maquette utilisée ne put être enveloppée de plasma. Quand le CNES a su qu’on avait communiqué à Jean-Pierre Petit le rapport, Hubert Curien a dépêché son conseiller scientifique (un polytechnicien) qui a recommandé de faire disparaître toute trace de cette affaire.

 

Les scientifiques se forgent une idée a priori sur un sujet qu’ils ne connaissent pas et qu’ils ne cherchent pas à connaître. Dans les années 1970, un journaliste a demandé à un astrophysicien de l’observatoire de Nice ce qu’il ferait s’il apercevait soudain un OVNI, en gros plan, par la fenêtre. L’astrophysicien a répondu qu’il se tournerait et qu’il regarderait le mur ! Jean-Pierre Petit note que ce ne sont pas les gens les mieux armés intellectuellement et scientifiquement qui sont le plus à même de faire face à un changement paradigmatique majeur. Au contraire, ce sont eux qui se montreront les plus rétifs et fuyants à cause de tout ce qu’ils ont à perdre dans l’affaire. Un directeur de l’Institut d’astrophysique de Paris a tenté d’interdire à Jean-Pierre Petit l’accès du séminaire de son laboratoire en arguant que comme il avait écrit des livres sur le sujet OVNI, il ne pouvait pas parler dans ces murs. Le mathématicien Souriau a dû insister pour que Jean-Pierre Petit puisse s’exprimer là-bas, et pas du tout sur le sujet OVNI.

 

L’astrophysicien et académicien Evry Schatzman avait accepté d’être le président de la thèse de doctorat de Jean-Pierre Petit que ce dernier a soutenue en 1972. En 1976, Jean-Pierre Petit imagina le système de propulsion MHD pour aérodynes discoïdaux en bricolant (avec Maurice Viton) une expérience montrant qu’on peut annihiler la turbulence de sillage derrière un cylindre. A l’invitation de l’astronome Pierre Guérin, Jean-Pierre Petit monta à l’observatoire de Meudon et il projeta le film, tout en exposant l’idée que le phénomène OVNI a alors partie liée avec la physique, puisque introduisant le concept d’évolution aérienne sans ondes de choc ni turbulence. Or, il s’avère qu’Evry Schatzman, à l’époque président de l’Union rationaliste, s’était donné pour mission de pourfendre tout ce qui relevait selon lui de l’imposture, de l’illusion, le phénomène OVNI faisant partie pour lui de cet ensemble. Dans les conférences qu’Evry Schatzman donnait, il disait que les OVNIs ne pouvaient pas être des machines volantes car, évoluant à des allures apparemment supersoniques, celles-ci auraient dû engendrer un bang très puissant. Or, les témoins n’entendaient rien. Donc, ces machines ne pouvaient pas exister. Lors d’une conférence donnée à Grenoble, un spectateur a évoqué la publication que Jean-Pierre Petit venait de faire (grâce à Lichnerowicz) à l’Académie des sciences. Evry Schatzman avait répondu en disant que cette idée d’aérodyne MHD lui faisait penser à l’histoire du baron de Münchhausen qui, s’étant embourbé avec sa jument dans un marais, l’en avait dégagée, tout en restant assis sur celle-ci, en tirant simplement sur la crinière de sa monture. Jean-Pierre Petit ayant été contraint de demander à Evry Schatzman un droit de réponse, il a dû devenir provisoirement membre de l’Union rationaliste pour pouvoir assister, à Annecy, à l’assemblée annuelle de l’association. A cette occasion, Maurice Viton avait placé dans un aquarium empli d’eau acidulée (pour la rendre plus conductrice de l’électricité) une petite poupée représentant Münchhausen, le corps du cheval ayant été remplacé par un aimant et les éperons par des électrodes. Quand on branchait le courant, le baron sortait de l’onde. Jean-Pierre Petit a alors dit à Evry Schatzman : « Si ce que vous avez dit à Grenoble est vrai, alors cette expérience ne peut pas marcher. »

 

A l’époque de la vague OVNI belge, alors que Jean-Pierre Petit se trouvait à Bruxelles à l’occasion de la sortie d’un de ses livres, l’attachée de presse de Jean-Pierre Petit a dit à ce dernier qu’un homme voudrait le rencontrer. Cet individu avait créé des sortes de dirigeables, de mini-zeppelins, emplis d’hélium, de trois mètres de long, propulsés par des moteurs électriques gros comme des bobines de fil, et portés par une structure faite de bois, fixée sous l’enveloppe. Des gens avaient contacté cet individu pour lui demander s’il pourrait réaliser un montage où un ou plusieurs de ces « zeppelins » pourraient emporter trois projecteurs, pour simuler les lumières des OVNIs vus dans la région d’Eupen. L’individu avait réalisé pour ces gens ces dispositifs transportés sur place dans des camions. En éteignant les trois lampes d’un des engins et en allumant celles d’un autre, distant, on recréait facilement l’illusion d’un déplacement ultrarapide, sans bruit. Dans le cas de la vague belge, il a suffi qu’un quidam ait fabriqué une photo pour discréditer l’ensemble du dossier. Pour dégonfler la vague belge, « Science et Vie » a évoqué l’avion furtif américain F-117A, avec pour titre de page de couverture : « L’ovni, c’est lui ! ». L’auteur de l’article, le journaliste aéronautique Bernard Thouanel, disait que les lumières en triangle étaient celles des phares d’atterrissage de l’avion. Jean-Pierre Petit est alors passé dans une émission de Patrick Poivre d’Arvor avec une maquette de l’appareil qu’il avait réalisée, avec une tuyère en bec de canard pour diluer les gaz et réduire la signature thermique. Cela ne cadrait pas du tout avec les observations faites par exemple par des gendarmes belges qui parlaient de vol stationnaire silencieux, etc. Jean-Pierre Petit avait dit qu’à la vitesse à laquelle cet appareil aurait évolué, il aurait eu la portance d’une boule de pétanque. S’étant procuré dans une revue américaine les caractéristiques techniques du F-117A, il a indiqué que ce dernier ne faisait pas plus de bruit qu’un petit biréacteur d’affaires. A basse altitude, cet appareil est loin d’être silencieux.

 

S’agissant de Roswell, Jean-Pierre Petit note qu’il est possible que les affaires de crashes, car il n’y en aurait pas eu qu’une seule, correspondent à une réalité. En récupérant des épaves, les Américains auraient pu bénéficier d’un coup de pouce scientifique et technique. Il relève que dans une émission (qu’il a vue, comme moi d’ailleurs) produite par la National Geographic et diffusée sur la chaîne RMC Découverte, on a expliqué le crash à Roswell par celui de ballons Mogul (c’est la thèse « officielle » depuis les années 1990), le tout étant enterré de la façon la plus simpliste, avec les témoignages relégués au niveau d’erreurs d’interprétation… Dans cette émission consacrée au crash à Roswell, je note pour ma part que l’on n’a pas fait réagir les ufologues interrogés à cette « explication » par les ballons Mogul. L’objectif des responsables de l’émission était bien sûr de privilégier cette interprétation.

 

Dans un reportage mené par FR3, on a évoqué un prétendu atterrissage d’OVNI dans l’Eure. On y voyait le responsable du SEPRA occupé à prélever des échantillons au milieu d’une trace qui faisait bien vingt mètres de diamètre, en plein milieu d’un champ cultivé. Dans cette trace, les plantes avaient totalement disparu, et, à la place, il n’y avait qu’une dépression. La nuit, des gens du coin avaient entendu des bruits d’explosion. Au bout de deux jours, le CNES a annoncé qu’il s’agissait de l’explosion d’une bombe de la Seconde Guerre mondiale. Or, une bombe conventionnelle crée, quand elle explsoe, un cratère quasi conique, avec des rejets en périphérie. Là, la trace s’arrêtait net. Jean-Pierre Petit pense qu’il n’est pas impossible que l’affaire ait pu être un coup monté en utilisant un explosif moderne, de manière à créer une fausse trace d’atterrissage, pour amener le chercheur à faire imprudemment des déclarations fracassantes, quitte à le confondre par la suite en le discréditant publiquement. Ce qui rappelle l’affaire des mini-zeppelins belges télécommandés.

 

Les auteurs du rapport COMETA (1999) ont privilégié l’hypothèse extraterrestre. Cette association a été présidée par l’ancien général d’aviation Denis Letty, beaucoup de membres ayant émané de l’Institut des hautes études de la Défense nationale. Il y a le général Norlain (ancien directeur de cet Institut), André Lebeau (ancien président du CNES). L’association avait remis au président Chirac et à son Premier ministre Lionel Jospin un rapport ainsi titré : « Les OVNI et la Défense, à quoi devons-nous nous préparer ? ». Ce rapport conclut à la réalité physique quasi certaine d’objets volants totalement inconnus, et, qu’au vu des prouesses mesurées des OVNIs (particulièrement lorsque des enregistrements radar existent), l’hypothèse extraterrestre paraît la plus probable ou la plus crédible. La presse a réagi avec des titres aussi stupides les uns que les autres : « OVNI soit qui mal y pense » (« Libération »), « Frappes chirurgicales contre les Martiens » (« Le Canard Enchaîné »)… « L’Express » a qualifié le rapport de « délirant », et « Ouest-France », après avoir interviewé le général Letty, avait titré : « Le général qui attend les OVNI ».

 

Le sociologue Pierre Lagrange a eu droit aux colonnes de la grande presse. A propos du rapport COMETA, il a écrit (2007) qu’il s’agit d’un rapport issu de personnes « dont le hobby consiste à faire de l’ufologie et qui voudraient se donner une respectabilité en étalant le fait qu’ils sont par ailleurs ingénieurs et militaires de carrière ». Dans « Science et Vie », il avait écrit : « Ce qui milite contre l’affaire de Roswell, c’est son caractère incroyable ». Avec des arguments comme cela… Jean-Pierre Petit note que dans les hautes sphères, si l’OVNI est pris en considération, celui-ci est alors considéré avant tout comme une menace potentielle, et les auteurs du rapport COMETA ne font hélas pas exception. Jean-Pierre Petit a essayé de prendre contact avec Denis Letty, en vain. Cette non-réponse vient peut-être, dit-il, de sa position personnelle vis-à-vis des recherches orientées vers les armements.

 

Il semble que la multiplication des observations d’OVNIs coïncide avec l’explosion des premières bombes atomiques. Jean-Pierre Petit rappelle le témoignage de l’officier américain Robert Salas qui était, en 1967, en charge d’une batterie de missiles intercontinentaux Minuteman dans un site du Dakota, ces missiles ayant été mis hors service par un OVNI stationnant au-dessus de son unité de tir. Les témoins du panneau de contrôle des dix missiles sont passés, les uns après les autres, au rouge… Robert Salas a écrit un livre (« The Faded Giant »). Jean-Pierre Petit s’est procuré ce livre et il est entré en contact avec l’auteur. En retour, Robert Salas est venu le voir. Jean-Pierre Petit lui a proposé d’écrire un ouvrage à deux, mais Robert Salas n’a pas donné suite.

 

On a vu aussi des OVNIs s’emparer de têtes nucléaires émergeant d’une fusée tirée depuis la côte ouest des Etats-Unis en direction de l’atoll de Kwajalein.

 

Jean-Pierre Petit, qui mentionne aussi les observations de Phoenix (Arizona) en mars 1997, a participé à un colloque à Brême (Allemagne) sur le vol hypersonique. Il vit dans ce colloque Paul Czysz. Les deux hommes dînèrent ensemble. Lors du dîner, Paul Czysz fit une étonnante révélation. Il évoqua un général qui fournissait des matériels d’enregistrement assez sophistiqués. Le général fut invité en Alaska où il est arrivé dans un centre ”ultrasurveillé”. Lui et ceux qui l’accompagnaient ont emprunté un véhicule électrique pour arriver, dans le sous-sol, dans un vaste hangar où il a vu un engin en forme de soucoupe qui faisait dans les vingt mètres de diamètre. Cette déclaration n’a malheureusement pas pu être enregistrée car l’assistant de Jean-Pierre Petit a oublié de déclencher l’enregistreur.

 

Vers 1973-1974, Jean-Pierre Petit a été contacté téléphoniquement par Ray Stanford, ce dernier gérant alors le projet « Starlight International ». Il avait parlé d’un film qu’il avait pris depuis un avion et qu’il souhaitait lui montrer. Ray Stanford ayant payé un billet d’avion pour qu’ils puissent se voir à Austin (Texas), l’Américain recommanda toute une région proche d’une montagne culminant à 2800 mètres, Oscura Peak, au Nouveau-Mexique, assez proche du site d’essai du premier essai nucléaire Trinity et de Socorro (un lieu célèbre d’atterrissage d’OVNI). Il prétendait avoir assisté à des échanges de signaux visuels entre OVNIs situés dans le ciel et gens au sol.

 

Jean-Pierre Petit évoque les thèses de Jacques Vallée, partisan du « tout paranormal », qu’il avait rencontré la première fois en 1976 à Poitiers, lors d’une sorte de colloque informel sur le sujet dans une école d’ingénieurs. Jean-Pierre Petit a aussi croisé Jacques Vallée dans l’émission de Michel Polac « Droit de réponse », où il l’avait entendu dire : « Eh bien moi, je serais très déçu si le phénomène ovni ne correspondait qu’à des visites d’extraterrestres. »

 

Jean-Pierre Petit mentionne aussi le physicien des plasmas Peter Sturrock (inventeur du laser à électrons libres). Il a pu se rendre à Evanston, dans l’Illinois, où l’astronome Allen Hynek avait fondé le CUFOS (Center for Ufo Studies). Il évoque un colloque auquel il était présent :

 

« Les thèses de Vallée commençaient à être en vogue et des intervenants présentaient des photographies montrant des taches blanches, en disant : ‘Vous voyez ces objets, là-bas. Eh bien, quand on a pris la photo, personne n’avait rien vu.’ Et tous hochaient gravement la tête devant ce qui n’était que des défauts d’une pellicule argentique. A un moment, un jeune homme, qui était apparemment un universitaire, prit la parole, visiblement excédé, et s’adressa aux participants en disant : ‘J’ai fait le déplacement depuis la côte ouest du pays pour vous entendre. Mais où sont vos physiciens, où sont vos astrophysiciens, vos cosmologistes ? Ici, je croise des gens qui s’intitulent pompeusement ‘ufologues’. Je me demande bien à quoi correspond cette étrange discipline et j’ai franchement l’impression de perdre mon temps ici.’ Et il avait quitté les lieux avec fracas. Effectivement, ce colloque ressemblait à une pantomine. Hynek réglait ce ballet avec l’aide de chairmen, de présidents de séance, en le ponctuant de coffee breaks, de ‘pauses café’. Alors, dans une salle, les congressistes, portant leur badge, échangeaient gravement leurs impressions. J’étais aussi à l’aise que l’aurait été un joueur d’échecs dans un championnat de boules. J’avais cependant des photos et des films à montrer, qui suscitèrent l’intérêt chez certains. L’intervenant qui devait prendre la parole après moi, un Texan, dit : ‘Ce que dit ce Français est très intéressant. Je lui cède volontiers mon temps de parole.’ J’ai donc continué, mais j’ai tout de suite remarqué l’agacement de Hynek. Et là j’ai compris pour la première fois qu’il existe un ressort essentiel chez les gens qui s’intéressent au sujet ovni. Ils tentent de maintenir celui-ci dans le champ de leur compétence. Et effectivement, de prime abord, ce sujet n’entre dans aucun cadre défini. On a donc créé ce mot très vague : l’ufologie, n’importe qui pouvant alors s’intituler ufologue. » (J.-P. Petit)

 

Allen Hynek a dit : « Vous êtes ce genre de scientifique dont j’ai horreur. »

 

Quelques années plus tard, Peter Sturrock vint voir Jean-Pierre Petit à Aix-en-Provence. Jean-Pierre Petit dit que Peter Sturrock a participé très activement « à la désinformation ». Peter Sturrock et Jacques Vallée ont créé une revue, « The Journal for Scientific Exploration ». Dans les années 1990, Jean-Pierre Petit a soumis à celle-ci un article sur les aérodynes MHD, un article qui n’a pas été publié.

 

La famille Rockefeller a fourni, en octobre 1997, le lieu d’accueil du colloque de Pocantico. A cette occasion, Peter Surrock a dit que le monde entier devait prendre exemple sur le SEPRA français ! Dans la conclusion, on lit que, concernant les cas présentés par les enquêteurs, le panel a conclu que les incidents rapportés n’ont pas constitué de preuve convaincante orientée vers des processus physiques inconnus ou vers l’implication d’une intelligence extraterrestre. Peter Sturrock était pourtant au courant, depuis 1976, des recherches MHD effectuées par Jean-Pierre Petit.

 

Jean-Pierre Petit a pris contact avec Steven Greer, ses assistants ayant téléchargé les infos mises à son intention, mais il n’y eut aucune suite, malgré des relances. Steven Greer a sorti un document vidéo intitulé projet Sirius. Selon Steven Greer, le gouvernement américain détiendrait des secrets technologiques permettant de produire de l’énergie à partir du « point zéro ». Il s’agit de l’énergie du vide, récupérée grâce à des machines présentant un « rendement sur-unitaire ». C’est le thème de « l’énergie libre ». Jean-Pierre Petit n’a jamais rien vu de concret à ce sujet.

 

Dans le film « Sirius », de Steven Greer, on montre le reste d’une étrange créature qui est vraisemblablement un enfant monstrueux, un fœtus, abandonné en plein air, qui s’est desséché sur un haut plateau d’Amérique du Sud. Des prétendus spécialistes sont montrés en train de faire des analyses d’ADN sur ce spécimen. Mais rien de concret n’a émergé de ces analyses.

 

Jean-Pierre Petit qualifie Steven Greer de manipulateur, ajoutant qu’il est possible qu’il soit manipulé à son tour. Sur ce dernier point, je suis d’accord. En effet, on sait que Steven Greer (prisonnier de sa conception des aliens peace and love) attribue l’ensemble des « abductions » à des enlèvements militaires destinés à faire croire à de méchants extraterrestres, cette assertion s’appuyant sur les dires de gens « informés » qui lui ont fait ce genre de révélation. Or, j’ai écrit dans d’autres textes que ce type d’agissement ne constitue qu’une partie de la réalité, l’implication des militaires concernés dans certains enlèvements étant en réalité destinée à « masquer » la réalité extraterrestre de nombreuses « abductions ». Comme la nature de la « révélation » faite à Steven Greer cadrait parfaitement avec le système de croyances de ce dernier (lequel ne croit qu’à des aliens peace and love), il a accepté sans sourciller les déclarations de ses désinformateurs…

 

Jean-Pierre Petit dit que Steven Greer joue aussi au gourou : on le voit animer des séances de méditation collective, en plein air, la nuit, les participants étant incités à « appeler les OVNIs ». Et cela fonctionne parfois. Jean-Pierre Petit explique cela par la création, en haute altitude, d’une boule de plasma en croisant deux pinceaux de micro-ondes de fréquences différentes, de telle façon que la différence de celles-ci soit optimale pour ioniser l’air, ce qui est l’équivalent du pinceau laser frappant un nuage, mais en 3D. Pour Jean-Pierre Petit, il est possible que Steven Greer soit au courant du procédé, ou qu’on lui fasse croire qu’il a réellement le pouvoir de faire apparaître des OVNIs. Sur ce point, cependant, l’explication de Jean-Pierre Petit relève de la simple conjecture. Nous n’avons donc pas nécessairement affaire à quelque chose de « machiavélique »… Steven Greer n’est pas le seul à revendiquer une possible connexion mentale avec des intelligences extraterrestres participant à ce genre de « contacts »…

 

Pour Jean-Pierre Petit (qui n’a trouvé dans le « milieu ufologique » que des réactions de rejet), l’ufologie cela n’existe simplement pas, cela n’a « aucun sens, aucun contenu ». (7) On pourrait lui faire observer qu’il existe des gens qui s’intéressent aux OVNIs (d’où les « ufologues ») et que leur objet d’étude ne peut alors qu’être l’ufologie (ou l’ovniologie), soit l’étude des OVNIs. Sans pour autant méconnaître le fait que beaucoup d’ufologues défendent – surtout en France – des thèses plus ou moins fantaisistes (avec un mélange disparate de phénomènes dissociables, un prétendu « système de contrôle », la « conscience » et « l’information », de prétendues entités fluidiques, etc., étant mis à contribution). Certes, on ne peut pas étudier scientifiquement les OVNIs, seules des données observationnelles (témoignages) pouvant être recueillies. Sauf si on fait intervenir… UFO-catch. (Voir plus loin.)

 

8. Ummo :

 

Jean-Pierre Petit fait état d’e-mails provenant d’individus se disant extraterrestres.

 

Ces derniers avaient souhaité envoyer ces messages en code, sous forme d’une suite de lettres. Ils avaient fourni un programme de décryptage dans lequel on devait à chaque fois introduire une longue suite de 0 et 1, présents dans la ligne « objet » de l’e-mail. Jean-Pierre Petit s’est assez vite lassé de ce jeu. Ce qui l’intéressait, c’était la physique, pas des longues tirades philosophiques sur la situation terrestre.

Une année après, il reçut un nouveau message. Agacé, il répondit : « Et ta sœur ? » Un autre message lui parvint alors immédiatement :

 

« Nous sommes très étonnés par votre réponse, car à notre connaissance aucune de nos sœurs n’est en contact avec

vous. »

 

Dans un livre, Jean-Pierre Petit a écrit qu’une grande partie de ses recherches avaient été inspirées par de mystérieuses lettres émanant d’individus qui prétendaient être extraterrestres. Ainsi, comme je l’ai signalé plus haut, selon certains textes ummites, durant leurs voyages les passagers des nefs voyaient des nébulosités émettant faiblement dans le rouge et dans l’infrarouge, ce qui cadre avec ce que décrit Jean-Pierre Petit.

 

C’est en 1975 que Jean-Pierre Petit a eu connaissance de ces lettres et rapports. Son ami l’astronome Maurice Viton avait récupéré une lettre reçue en 1967 par des Espagnols : des ingénieurs (Rafael Farriols et Villagrasa), des journalistes (Marhuenda), un commissaire de police (Garrido), un écrivain (Antonio Ribera). Dans la lettre, on lisait que pour encaisser de fortes accélérattions, ces gens, dans leurs « nefs », s’arrangeaient pour baigner dans un fluide thixotropique, un fluide qui a la propriété de passer de l’état liquide à l’état solide, ce changement d’état étant imputé à un champ électromagnétique. L’accélération était appliquée quand le fluide était à l’état solide. L’alternance rapide des états permettait cependant aux passagers de se déplacer, et, disait le rapport, « la fluidité du milieu semblait simplement un peu diminuée ».

 

Dans cette lettre, on évoquait aussi la façon dont la coque des engins était construite. L’idée était d’utiliser une « micro-thixotropie » en incrustant dans le métal de nombreuses tubulures de très petit diamètre, où circulait alors un fluide qu’on pouvait à volonté faire se présenter à l’état liquide ou solide, à l’aide d’un champ électromagnétique. Ce système permettait de bloquer la propagation des ondes dans le métal.

 

Dans les années 1980, il y a eu des appels téléphoniques de longue durée, la nuit.

 

L’Espagnol José Luis Jordan Pena (décédé en 2014) a affirmé, dans les années 1990, être à l’origine des lettres ummites.

 

Ce qui n’a pas entamé la confiance des supporters de l’origine extraterrestre de ces dernières.

Quant à Jean-Pierre Petit, il considère bien sûr que la déclaration de Pena doit être vue comme une manœuvre de désinformation, quand l’intervention du Français dans cette histoire commençait à donner à cette affaire trop d’importance.

 

« Au moment où tout le monde était ravi d’envoyer au rebut une affaire aussi dérangeante, à commencer par les ufologues eux-mêmes, je me trouvais au domicile de Rafael Farriols, un des contactés et récipiendaires de ces courriers. Celui-ci ne comprenait pas l’attitude de Pena et il l’a appelé au téléphone, devant moi, en mettant le haut-parleur. Après un échange un peu agité, Pena a dit à Farriols, j’en suis témoin : ”Ne t’énerve pas, Rafael, ce sont les Ummites qui m’ont demandé de dire cela.” (…) » (J.-P. Petit)

 

Commentaire de Rafael Farriols après ce coup de fil : « J’ai toujours pensé que Pena pourrait avoir un grain. Maintenant, j’en suis sûr ! » 

 

Cependant, on trouve, dans le numéro 20 (mars-avril 2011) de

« Science et inexpliqué », un courrier (daté de novembre 2010 et qui était destiné à Ignacio Darnaude) de José Luis Jordan Pena, dans lequel ce dernier donne les noms de certains de ses complices.

Il écrit que deux citoyens américains, le docteur Jonathan F. Mac Guire (+) et son adjoint le professeur Arnold J. Lebotski, qui travaillaient pour un organisme officiel, l’ont contacté à Alicante, en lui demandant de les aider à réaliser une expérience sociologique…

 

« J’ai eu quelques collaborateurs à l’étranger, lesquels envoyaient les lettres de sites éloignés sur le globe terrestre… Des noms ?… Je ne suis autorisé à en donner que quelques-uns : Vicente Otuno (+), Norman West, John Child, M. Carrascosa, Alberto Borras, T. Pastrami, Sean O’Connelly (+), Iker J. (qui prospère encore aujourd’hui grâce à moi !). » (José Luis Jordan Pena)

 

L’ufologue Thierry Wathelet a étudié le dossier Ummo pendant plus de deux ans. Voici sa déclaration publiée dans le numéro 21 (mai-juin 2011) de Science et inexpliqué :

« Pour ma part, le seul poids dans cette affaire est l’intervention de Jean-Pierre Petit. Sans lui, qu’on le veuille ou non, l’affaire Ummo n’aurait eu aucune suite… J’ai pu grâce à lui analyser un document audio où l’on entend une voix qui serait celle d’un Ummite.

En utilisant des moyens techniques, le son est mon métier, j’ai conclu par a + b qu’elle était d’origine humaine.

Des scientifiques de l’UFOCOM ont également examiné des éléments ponctuels et concrets énoncés dans les fameuses lettres comme, par exemple, la localisation de l’étoile du système dans lequel orbiterait la planète Ummo. Je rappelle qu’à l’époque de ces lettres, le télescope Hubble n’existait pas encore. Les éléments étudiés ont montré des erreurs et des fausses informations. En ce qui me concerne, ce dossier ne devrait pas être pris en compte pour expliquer le phénomène ovni. Par contre, il pourrait s’avérer intéressant pour les spécialistes de la Guerre froide… » (T. Wathelet)

Quant à Jean-Pierre Petit, il a suivi, en développant le modèle de cosmos à vitesses de la lumière variables, les indications contenues dans des rapports et appels téléphoniques des présumés Ummites. Alors que Jean-Pierre Petit était en visite chez Rafael Farriols, ce dernier lui déclara qu’on venait de recevoir une lettre ummite parlant des différents livres publiés. Tout le monde en prenait « pour son grade » (sic). Mais, à la fin, les présumés Ummites indiquaient que trois Français étaient sur le point de publier un nouveau livre « qui sera aussi mauvais que tous les précédents, réunis » (sic). Or, des mois auparavant, la journaliste (au « Figaro Magazine ») Martine Castellot était venue voir Jean-Pierre Petit pour l’interviewer sur ce dossier, ce qui l’avait embêté. Elle avait dit qu’elle voulait publier un article dans le journal. Jean-Pierre Petit lui téléphona pour lui dire que ce n’était pas un article qu’elle voulait publier, mais un livre écrit avec deux autres auteurs. Elle resta sans voix. A la question posée par elle, il répondit que c’étaient les Ummites qui l’avaient dit. Le livre (que j’ai) était déjà écrit, les autres coauteurs étant Isabelle Blanc et Philippe Chambon. (Je signale que ce livre – publié chez Robert Laffont – a été réédité chez JMG, le nom de Philippe Chambon étant absent dans cette réédition.) L’éditeur Laffont avait dit : « Petit n’a qu’à préfacer l’ouvrage. » Jean-Pierre Petit se rendant compte que les trois journalistes allaient « complètement saloper cette affaire » (sic), il décida de publier son propre livre (il s’agit de : « Enquête sur des extraterrestres qui sont déjà parmi nous ») en contactant le sous-directeur d’Albin Michel. Il a écrit le livre en deux semaines et le livre est sorti avant celui des éditions Laffont. Ce fut un best-seller.

 

Jean-Pierre Petit et Martine Castellot participèrent à une émission télévisée sur La Cinq, où fut abordée la « sexualité des Ummites ». Tout a été fait pour rendre le sujet ridicule, Berkoff suivant une consigne qui venait de lui être donnée par un individu avant l’émission. Le matin de l’émission, cet individu avait fait la bêtise de venir dans un café voisin donner aux participants, choisis pour contrer Jean-Pierre Petit, ses dernières instructions. Ayant aperçu Jean-Pierre Petit, il fit demi-tour et prit la fuite. Lors de l’émission, Martine Castellot a oeuvré pour démolir son propre livre. A l’issue de l’émission, Jean-Pierre Petit a demandé à la journaliste pourquoi elle s’était comportée comme cela, ce à quoi elle répondit que c’était ça ou sa carte de journaliste scientifique sautait. Les tentatives de discrédit on été nombreuses. (Exemple : le livre « Ummo, les extraterrestres qui venaient du froid ».)

 

Je rappelle que dans le cadre de son enquête, Martine Castellot avait demandé à Stephen Hawking s’il connaissait l’affaireUmmo, ce à quoi l’astrophysicien bien connu répondit : « Oui ». A la question : est-ce intéressant ?, il a répondu : « Oui ». A la question : « Voulez-vous nous en parler ? », la réponse fut : « Non ».

 

Dans leur majorité, les scientifiques privilégient l’hypothèse (ce qui ne cadre pas, je le précise, avec ce que disent certaines sources « extraordinaires ») selon laquelle la Lune serait née d’une collision de la Terre avec un astre de la taille de Mars. Cet astre aurait coulé au cœur de notre planète et constituerait son noyau dense. Au passage, une partie de la crôute terrestre aurait été projetée dans l’espace. Ces fragments se seraient rapidement assemblés pour constituer notre satellite. Le magma terrestre est resté anormalement chaud, ce qui a engendré des mouvements de convexion qui ont fracture le Gondwana, le « continent primitif », en plusieurs masses continentales. Les collisions entre plaques tectoniques créent des chaînes de montagnes. Si ces phénomènes n’avaient pas eu lieu sur Terre, celle-ci offrirait probablement un nombre beaucoup plus faible de biotopes. La multiplication des biotopes entraîne une diversification des espèces terrestres et, plus tard, des ethnies humaines, avec comme conséquence possible un retard impossible à combler concernant l’unification des cultures. Si on considère une planète n’ayant pas connu ce qui est censé avoir donné naissance à la Lune, on peut penser que cette planète ne possèderait qu’un seul continent (comme, je le précise, la présumée planète Ummo), avec des reliefs très peu accusés et une absence de fosses abyssales. Sur ce genre de planète, l’existence d’une multitude d’ethnies en concurrence les unes contre les autres serait difficilement envisageable. Il n’y aurait qu’un seul langage commun, une seule écriture, une seule culture, un même niveau scientifique et technologique pour tout le monde. Les habitants pourraient disposer d’une énergie gratuite et illimitée, ils n’auraient pas de problème de matières premières et bénéficieraient d’une production entièrement robotisée, les déchets étant éliminés sans problèmes. Cela pourrait créer une société égalitaire, tournée vers autre chose que « la possession de biens » (attitude qui perdrait alors son sens, tout intérêt). L’intérêt se porterait par exemple sur la découverte d’autres mondes, sur les échanges avec les voisins. Cela exclut l’idée de vouloir s’approprier les richesses des autres, puisque potentiellement on possèderait déjà les richesses appropriées. Il reste l’intérêt pour la diversité biologique et culturelle. 

 

9. GESTO, Ufo-science, UFO-catch :

 

Le mathématicien Alexandre Grothendieck a parrainé l’association GESTO que Perrin de Brichambaut et Jean-Pierre Petit ont créée en 1988 au moment de la sortie du premier livre (« Enquête sur les ovnis », Albin Michel) de ce dernier. Alexandre Grothendieck (1928-2014), fondateur de la géométrie algébrique, avait eu la médaille Fields en 1966, mais il avait refusé de se rendre en URSS pour la recevoir.

 

Le mathématicien Jean-Marie Souriau, que Jean-Pierre Petit a aussi connu, a publié en 1970 cette conclusion : « inversion du temps égale inversion de l’énergie et de la masse ». Le prix Nobel Weinberg, l’un des créateurs de la théorie quantique des champs, a éliminé les états d’énergie négative « car on n’a jamais fait une observation qui mériterait qu’on s’y attarde ». Et ce, avant la découverte de l’accélération cosmique, sanctionnée en 2011 par un prix Nobel. Jean-Pierre Petit a essayé de se mettre en relation avec Weinberg, par e-mail et par courrier postal, mais il n’a pas eu de réponse.

 

Il y a un a priori phénoménal du milieu scientifique contre le phénomène OVNIs. S’intéresser de près ou de loin à un tel sujet est extrêmement dommageable pour la carrière, comme le montre le cas du professeur Michel Bounias, lequel a occupé le poste de directeur de recherche à l’INRA d’Avignon. Il avait confirmé les résultats des analyses biologiques qu’il avait effectuées à propos du cas de Trans-en-Provence en 1981. Il s’était joint à Jean-Pierre Petit pour effectuer une démarche auprès du GEPAN, en proposant qu’on tente de reconstituer les effets constatés à Trans en bombardant des luzernes-témoins avec une petite source (de table) de micro-ondes. Cette demande est restée sans écho.

 

« Il a été aussitôt ‘puni’, privé de crédits. On lui a supprimé son matériel. On a fait le vide autour de lui, jusqu’à ce qu’il se retrouve complètement isolé, dans un bureau de la faculté. Il a fini par tomber malade et il est mort assez jeune, atteint d’un cancer. » (J.-P. Petit)

 

En 2007, Jean-Pierre Petit a créé UFO-science. Pour le financement, il a rédigé un livre, « OVNI et Science », imprimé et vendu par correspondance par les membres. La somme récoltée a permis à Jean-Pierre Petit de participer à plusieurs congrès internationaux.

 

Les revenus du livre de Jean-Pierre Petit et Jean-Claude Bourret sont destinés au développement de l’invention de Jean-Christophe Doré : « UFO-catch », l’objectif étant de montrer qu’on a affaire à des engins volants d’origine extraterrestre. Il s’agit, grâce à l’argent récolté, d’impulser le projet UFO-catch à l’échelle française ou internationale, si cela est possible.

 

UFO-catch est un système de caméra de surveillance du ciel qui se déclenche lors du passage d’un objet dans un champ visuel qui, grâce à un objectif « fisheye », couvre l’ensemble du ciel si le système est installé par exemple sur une toiture ou un toit d’immeuble. Les photos et les films fournissent des images, mais on ne peut pas avoir des valeurs d’altitude ou de vitesse, d’accélération. Tout change si le phénomène est capturé avec au moins deux caméras. Les possesseurs d’UFO-catch pourront s’organiser en réseau, une centaine d’unités suffisant à couvrir tout le ciel français. Un réseau, c’est un site Internet avec un forum auquel n’auront accès que les possesseurs de stations. Mais n’importe qui pourra suivre en temps réel l’évolution des opérations. Si un possesseur enregistre un signal, son ordinateur le lui signalera. L’ordinateur sera connecté à l’appareil grâce à une simple clé USB, l’ordinateur stockant les données dans un certain format qui sera défini. Dans cette sorte de forum, un possesseur d’UFO-Catch pourra annoncer qu’il a détecté le passage d’un objet tel jour, entre telle et telle heure, tout en demandant si quelqu’un a effectué une détection dans cette même tranche de temps. Si la réponse est positive, on aura une détection multiple. Les deux internautes pourront alors échanger ces données et les traiter à l’aide d’un logiciel qu’UFO-science fournira (sous la forme d’un freeware), un logiciel gratuit qui pourra être téléchargé et placé dans les ordinateurs personnels. L’ordinateur donnera l’évolution des coordonnées x(t), y(t), z(t) de la source en fonction du temps, et en même temps celle de la vitesse et de l’accélération. S’il s’agit d’une météorite, l’objet aura une trajectoire rectiligne et plongeante avec une vitesse se situant autour de 7 kilomètres/seconde. De nombreux passages d’étoiles filantes ont déjà été enregistrés, ces objets, gros comme des grains de riz, se consumant dans l’atmosphère. Le logiciel permet de situer un point de chute, avec une certaine fourchette. S’agissant de l’impact d’un bolide avec le sol, les gens intéressés pourront se mettre en contact avec le réseau FRIPON, un projet centré sur la récupération de météorites.

 

Le système permettra de concentrer l’attention sur ce qui pourra être un véritable objet non identifié dont l’exotisme se signalera, par rapport à tout ce que l’Homme pourra produire, par sa vitesse et son accélération, avec d’éventuels changements brusques de direction. Si ceux du GEIPAN en font la demande, ces événements leurs seront signalés. Ils pourront croiser les observations optiques avec des observations radar.

 

Si les stations sont équipées de réseaux, la signature spectrale permettra d’identifier un reflet sur un nuage. La simplicité et le faible coût des stations mises au point par Jean-Christophe Doré font que n’importe qui, dans le monde, pourra les acquérir ou les fabriquer. Internet permettra à ces réseaux de devenir planétaires. Les stations sont déjà équipées de systèmes permettant la prise de spectres, lesquels peuvent renseigner sur la nature de la source. L’association UFO-science fournit tout le soft nécessaire pour permettre l’analyse des signaux.

 

Jean-Christophe Doré a aussi développé des systèmes couplés à une « lyre » motorisée, permettant de pointer aussitôt un système optique de qualité vers la source, en zoomant sur celle-ci. Des gens pourront suivre ce mouvement, se doter de tels systèmes. Jean-Christophe Doré était en train de finaliser une version miniaturisée de ce système de lyre. Il a miniaturisé la lyre avec sa motorisation qui se pointe automatiquement sur l’objet détecté.

 

Ce que l’on attend, c’est la capture d’une trajectoire exotique, celle d’un OVNI.

 

Parallèlement à ce projet de stations, on impulsera la production de boîtiers pour téléphones portables, comportant un réseau. Des fabricants de téléphones pourraient éventuellement intégrer ces dispositifs à leurs appareils. UFO-science fera en sorte que les logiciels permettant d’analyser les spectres puissent se présenter sous forme de freewares, téléchargeables sur les appareils à l’adresse : vigie.ufo-science.com

 

Si quelqu’un détecte un OVNI, capture son spectre, « tout le monde voudra posséder un Iphone doté d’un réseau ». C’est l’espoir que l’équipe d’UFO-science a.

 

Avec deux caméras, on peut opérer une triangulation et obtenir alors la trajectoire de l’objet, son altitude, sa vitesse, son accélération, sa véritable luminosité avec en prime son spectre. Cela deviendra intéressant si la trajetoire enregistrée devient « exotique », si c’est une trajectoire montante, si elle présente des accélérations anormales, des virages à 90° à pleine vitesse, donc si cette trajectoire correspond à un authentique objet volant non identifié. Ces paramètres permettront d’éliminer toutes les interprétations réductrices du genre ballon-sonde, lanterne thaïlandaise, etc.

 

Les utilisateurs et possesseurs d’un dispositif UFO-Catch pourront le monter eux-mêmes sur leur toiture. Ils pourront fabriquer eux-mêmes ces dispositifs, les plans et la liste des composants nécessaires étant fournis. Si la vente du livre rapporte assez d’argent, ce dernier sera utilisé pour produire les dispositifs en kits, pour accélerer le mouvement. Il serait possible, avec l’argent du livre, de faire fabriquer et diffuser des enveloppes de téléphones portables comportant une bonnette spectroscopique que l’utilisateur pourrait faire glisser devant l’objectif.

 

Jean-Pierre Petit note que la réaction du public reste l’inconnue. En demandant au public de participer activement à cette traque, on le place devant ses responsabilités : « Voulez-vous une vérité qui risque de vous déranger ou continuerez-vous à préférer un mensonge qui vous rassure ? »

 

On trouve, dans l’annexe 6 du livre, le descriptif de la station UFO-Catch. 

 

Alain Moreau

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